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05/01/2008

L'étreinte

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Il peut y avoir loin des arbres à la tempête,

Des roseaux à la rivière,

De la mer à l’écume,

 

Il peut y avoir loin des rêves à l’aube,

Des espoirs vifs aux soirs conquis,

Des emballements gamins aux rires gosses,

 

Il peut y avoir loin de toute la marmaille de nos mémoires à l’avenir radieux,

De la main caressante à la joue donnée,

De la parole réconfortante au cœur attentif,

 

Il peut y avoir loin du cœur au coeur

Du regard au regard,

Et de la main à la main,


Il peut y avoir loin de soi à elle.

 

 

Tendresse, bronze, par Marie-Odile Roux 

31/12/2007

Le tremble est blanc

Le temps irrévocable a fui. L'heure s'achève.

Mais toi, quand tu reviens, et traverses mon rêve,

Tes bras sont plus frais que le jour qui se lève,

Tes yeux plus clairs.

 

A travers le passé ma mémoire t'embrasse. 

Te voici. Tu descends en courant la terrasse

Odorante, et tes faibles pas s'embarassent

Parmi les fleurs.

 

Par un après-midi de l'automne, au mirage

De ce tremble inconstant que varient les nuages,

Ah! verrai-je encore se farder ton visage

D'ombre et de soleil ?

 

 Paul-Jean Toulet, Les Contrerimes, 1921

 

 

(J'ai souhaité finir l'année sur un poème, pour avoir quelque chose de joli quand on arrive ici)