04.03.2008
SM's tag
SM m'a tagué tout récemment. Je m'étais prêté à l'exercice avec Polluxe il y a quelques temps, je ne sais pas trop ce que je vais vous dire pour l'instant, mais percevant son geste comme une sympathie, et parce que comme Vérel, être tagué par un tel blogueur me semble flatteur, je m'y colle à nouveau.
(là il y a un grand blanc, car vraiment je ne vois pas quoi raconter ... j'envie SM)
1. En classe de 5ème mon professeur de maths s'est un jour ébahi devant la façon dont j'avais résolu une équation à plusieurs inconnues. Il m'avait dit, et cela avait épaté tous mes camarades, que j'avais résolu ça comme une équation de n degrés, ce qui n'aurait pas dû m'être possible avant la classe de 2nde. J'étais tout content. Quelques temps plus tard j'ai compris qu'il s'était planté et que je n'étais pas un surdoué.
2. Mon ancien lycée a un temps accueilli les enfants du vice président de Syrie. Voir les molosses qui gardaient la voiture familiale nous amusait bien.
3. En école supérieure j'ai passé 4 mois à vivre sans presque rien chez moi. Ma valise me servait à ranger mes vêtements et mon lit n'était qu'un matelas posé par terre. Je suis maintenant propriétaire depuis presque 2 ans et je commence tout juste à m'équiper.
4. J'entasse depuis 5 ans tous mes documents administratifs, relevés bancaires, fiches de paie, déclarations d'impôts, factures diverses, etc. dans un grand carton où tout est pêle mêle. Je me suis aperçu récemment que ce rangement n'assurait pas de ne rien perdre (il faut dire que j'ai parfois dérogé à ma règle et fait d'autres entassements dans des sacs ou tiroirs).
5. J'ai fait des études de finances. Je suis absolument nul dans ce domaine, et d'un point de vue personnel je n'ai jamais fait mes comptes. C'est mon entreprise qui m'a appris récemment qu'elle me devait 1000 € de remboursement de frais engagés il y a 8 mois.
6. [edit du 05/03: je n'avais pas fait attention qu'il fallait indiquer 6 choses insignifiantes...]. Et j'ai découvert hier soir que depuis plus d'un an j'ai oublié de façon aléatoire de fournir mes justificatifs de carte orange pour me faire rembourser...
Voilà, ce court billet nombriliste à le maigre mérite de ne pas laisser cet espace complètement mort. Je vous présente mes excuses pour mon absence. Je n'ai tout simplement aucune énergie pour écrire depuis quelques mois. Cela reviendra sans doute.
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23.01.2008
Echelle du bonheur

Ce soir je regarde en pointillé la série diffusée par la première chaîne : le Dr House. Le personnage principal m'amuse et me détend.
Il y a quelques minutes, en observant un jeune patient sortir entre ses parents de l'hôpital, encore affecté par son autisme, il a dit :
"Le premier baiser avec la langue, c'est un 8 sur l'échelle du bonheur.
Un enfant qui vient d'être sauvé de la mort, c'est un 10.
Eux n'ont qu'un 6,5, parce qu'ils savent ce qui les attend encore..."
Cette année je veux des 10. Des 10.
Tableau : Joie de vivre - Robert Delaunay (1930)
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24.09.2007
5 choses que vous ne saviez pas de moi
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03.09.2007
Poussière
Il commence à y avoir ... hum oui, comme un brin de poussière ici n'est-ce pas ? L'activité n'aura pas été des plus emballante cet été et, vous m'en voudrez peut-être d'autant plus, enfin ceux qui ne sont pas définitivement partis, ce n'est même pas la faute de mes congés, puisque je n'en ai quasiment pas eu.17:49 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
25.01.2007
Ne vous fâchez pas
Je m'aperçois de plus en plus d'un vrai défaut sur mon blog (les fautes d'orthographe mises à part): je réponds assez peu aux commentaires qui vous postez ici. J'en suis en fait le premier embêté, mais je ne sais pas vraiment comment changer cela.
En général, si je ne réponds pas, c'est soit que je ne sais pas vraiment quoi dire à vos remarques, soit que je me trouve dans l'incapacité à y répondre, faute de temps.
C'est notamment la cas d'un récent commentaire de Nollipap, qui était par ailleurs tout à fait intéressant, et aussi de quelques commentaires de Phersu (j'ai quand même des commentaires de Phersu chez moi, je ne sais pas bien si vous rendez compte de ce que ça fait), et aussi d'un commentaire récent de Grom.
Soyez sûr d'une chose: je lis tous les commentaires qui sont écris ici. Et j'en tiens compte, dans ma réflexion et dans la manière d'écrire mes billets. Simplement, il m'est véritablement impossible de répondre à tout. Parfois je crois que ça n'en vaut pas vraiment la peine, parce que vos commentaires se suffisent à eux-mêmes, et que je crois d'ailleurs pas mal aux vertus de la prise de recul, du temps laissé pour intégrer certaines choses.
Et lorsque vos commentaires sont très construits, prendre le temps d'y répondre de façon détaillée est désormais devenu impossible pour moi. Poursuivre ce blog est un véritable travail, qui me prend un temps conséquent. Et ceci d'autant plus que malgré certaines surprenantes et agréables remarques parfois faites par des personnes calées (comme clic), je reste pour ma part un pur amateur, novice, qui ne fait que partir de ses neurones pour tenter d'analyser certains comportements avec un tant soi peu d'originalité. J'espère que vous ne m'en voudrez pas de devoir continuer ainsi, et que vous ne vous arrêterez pas à mon silence pour évaluer l'intérêt que je vous porte.
23:05 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
13.01.2007
J'ai Internet chez moi !
00:45 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
29.11.2006
Les lettres de motivation d'Albain
Bonjour, je m’appelle Albain, je suis jeune et je compte le rester encore longtemps. Je suis né en Isère mais je peux vivre partout. J’aime la nuit, j’aime attendre, j’aime regarder, j’aime être seul. Je me sentirai très bien dans ce travail que vous proposez, dans votre entreprise de télésurveillance. Je voudrais juste savoir une chose : vous surveillez quoi ? Je joins une enveloppe timbrée pour la réponse. Je vous contacterai après.
Bonjour, je m’appelle Oriane, quand j’étais petite ma mère me laissait souvent jouer avec les morceaux de tissus qui tombaient de sa machine à coudre. Ce que je préférais, c’était quand elle oubliait un grand morceau et que je pouvais me rouler dedans. Bref, j’aimerais bien travailler dans votre magasin de vêtement. J’ai déjà vendu des gâteaux avant, ça ne doit pas être très différent de vendre des vêtements. Appelez-moi si vous voulez.
Bonjour, je m’appelle Eloïse et j’ai 22 ans. Je suis née en Vendée, pas très loin d’une grande ville. J’aime bien me promener et rester seule pour regarder les gens, ou alors les animaux, ou même juste le paysage. Je pensais que je ferai une très bonne gardienne pour votre musée. Qu’en pensez-vous ? Je vous appellerai dans deux jours pour qu’on en discute ensemble.
Bonjour,
L’autre jour en passant près de la patinoire qui est juste derrière la mairie de ma ville, j’ai vu deux canards qui jouaient en caquetant. J’ai pensé qu’ils avaient de la chance d’avoir cet instrument amusant dans leurs gorges. Et que j’aimerais bien en savoir un peu plus sur eux. Je me demandais si vous cherchiez quelqu’un pour vous assister dans votre cabinet vétérinaire. Si c’est le cas contactez-moi.
Bonjour, je m’appelle Benjamin et je suis savoyard. Je suis au chômage depuis 4 mois et j’aimerais bien travailler chez vous dans votre entreprise informatique. Je ne connais rien du tout à tout ça, mais je suis prêt à travailler dur pour apprendre. Ma motivation c’est surtout de gagner de l’argent, mais pas forcément beaucoup, juste ce qu’il faut pour payer mon loyer, ma nourriture, et aussi les cours de piano que je voudrais prendre les samedis. Je laisse ma lettre au concierge de votre immeuble car j’ai vu que votre boîte aux lettres était abîmée. Il vous la remettra.
Bonjour, je m’appelle Marc, et depuis que je suis tout petit j’aime beaucoup la musique. Je ne vais plus beaucoup à des concerts ces derniers temps à cause de mon budget réduit, mais je me souviens encore avec beaucoup d’émotion du dernier opéra auquel j’ai assisté il y a deux ans. C’était La Traviata, de Verdi, et le spectacle était vraiment magnifique, surtout l’orchestration et la soprano. Sauf le ténor peut-être qui était bizarrement agressif par moments. Bref, j’ai vu que votre cabinet de conseil était situé juste à côté de l’opéra et je suis sûr que la joie de travailler si près de ce théâtre suffira à me donner tout l’enthousiasme nécessaire pour vous fournir un bon travail. Je vous appellerai très bientôt car je suis curieux de savoir si vous aussi vous avez voulu travailler là pour être près de l’opéra.
Ce billet est directement inspiré de la lecture ancienne de Geai, de Christian Bobin. Un petit livre que j’ai particulièrement aimé, très tendre et poétique, dont on quitte les pages avec un sourire apaisé et heureux. La première lettre du billet vient du livre.
09:48 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.10.2006
De retour ?
Non, c'est de mon retour à moi que je vous parle. Il va probablement attendre encore quelques jours, à mon grand dam. Je n'ai toujours pas Internet chez moi, à cause de quelques, hum, longueurs chez le fournisseur que j'ai contacté. Et mon nouveau boulot ne me permet absolument pas de produire les longs et lourds billets auxquels je vous ai habitués et dont vous êtes devenus si friands (vous m'étonnez parfois).
Et c'est franchement frustrant, car j'ai pas mal de choses à écrire. D'abord, il faudrait quand même que je vous entretienne un peu de mes échanges avec les ornithorynques (je suis tout content, j'écris ce mot de plus en plus vite, et sans faute d'orthographe), ensuite il faut absolument que je poursuive ma recherche concernant les travaux de Laborit, et que j'y apporte un peu plus de structure et d'organisation qu'avant mon départ. Ce projet là va prendre encore pas mal de temps. Il y a un boulot important à faire pour produire des billets que je voudrais plus pédagogiques, et auxquels je voudrais aussi joindre quelques réflexions personnelles.
16:15 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.08.2006
RévolutionS dans le système solaire !
Oui, vous avez bien lu, j'ai mis un s, et même un S à révolution. Car hier soir, sur la trois, ce n'est pas à une, ni à une et demi, mais bien à deux révolutions que nous avons eu droit dans le système solaire, ma chère Maryse.
Car tenez vous bien (mais lâchez quand même ma manche), non seulement la journaliste du 19/20 de France 3, édition nationale, nous a appris la décision de l'Union Astronomique Internationale (UAI), organe paraît-il vachement respecté, de démettre Pluton la gracile de son statut de planète (pourtant on n'a pas entendu parlé de contrôle anti-dopage positif?), mais en plus, et c'est sans doute là que France 3 apporte sa valeur ajoutée, l'animation en images de synthèse, censée montrer la carte des planètes du système solaire, présenta Vénus en première place, devant Mercure!
Heureusement notre bonne vieille Terre figurait toujours sur le podium, en troisième position, mais tout de même, ce changement de tiercé astral faisait un peu tâche. Et toujours sur France 3, lors du soir 3, nous apprîmes par la bouche de Marie Drucker, qui désormais en plus de faire tourner les têtes, fait aussi tourner les astres, que ce déclassement était principalement dû à l'orbite étrange que décrit Pluton autour du soleil, puisqu'elle croise par périodes celle de Neptune.
Uh? fis-je en levant le sourcil gauche, après une vaine tentative avec le droit. Plus tôt dans le 19/20, les explications données m'avaient semblées plus sérieuses pour le coup: taille de Pluton, matière de la planète (glace), semblaient être les arguments principaux.
Maintenant qu'en est-il vraiment? En fait cela fait déjà bien longtemps que les astronomes ont une opinion partagée concernant Pluton. Beaucoup d'entre eux estimaient déjà depuis un moment que Pluton n'était qu'un vulgaire objet transneptunien. En fait, comme le dit très bien un récent article du magasine Futura Science, tout dépend de la définition que l'on donne au mot planète.
Pluton présente déjà plusieurs particularités par rapport aux 8 huit autres "classiques": elle a une orbite particulièrement inclinée, et moins ronde que les autres (plus elliptique), elle dessine un pas de deux unique dans le système solaire, avec Charon, qui est considéré comme étant son satellite (il y en a deux autres mais ils sont vraiment minuscules), puisque le centre de gravité autour duquel les deux compères tournent se situe environ à deux rayons plutoniens du centre de Pluton, et est donc en dehors de Pluton, et sa révolution autour du soleil est particulièrement longue, s'établissant à 248 ans.
En gros, si on continuait d'élever Pluton au rang de planète, on devrait également compter Charon dans le groupe, ainsi que Cérès, le plus gros astéroïde de la ceinture située entre Mars et Jupiter, et également l'élément poétiquement nommé "2003 UB313" (ou Xena, ce qui n'est pas terrible non plus), et en fait même une douzaine d'autres, tous indiqués dans l'article déjà cité.
Mais donc hier, l'UAI en décida autrement, et choisit plutôt de réduire le nombre de planètes officielle du système solaire. Et ben n'empêche, moi ça me fait un pincement.
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10.07.2006
Quelle frustration !
La fête a été gâchée hier soir, malgré un beau match de foot, plus vif et plus engagé que ce qu'on avait vu dans les deux demi-finales. Gâchée par ce carton rouge sanctionnant un geste insensé de Zidane, alors que même avec une défaite, tout le monde du football s'était préparé à lui faire une haie d'honneur. Gâchée aussi, mais là c'est exclusivement personnel, par une bordée aussi cinglante qu'inattendue d'un ami, juste avant le coup d'envoi du match, bordée qui est partie se figer directement dans le ventricule gauche, en passant par l'arrière.
Quelques mots sur le match tout de même.
La première mi-temps est franchement italienne, malgré le penalty (qui à mon avis est injustifié) en panenka de Zidane. Ce geste, très rare et franchement étonnant en finale de Coupe du Monde montre que Zidane était entré sur le terrain avec l'intention de faire quelque chose lors de cette finale, de la marquer de sa patte, avec toute l'orgueil que cela suppose. Mais après ça, plus rien du côté des français pendant les 40 minutes suivantes. Ce sont les italiens qui se sont montrés les plus dangereux, en particuliers sur les premiers corners de la partie, très bien tirés par Pirlo, et sur lesquels Barthez fut sans doute un peu trop attentiste. Sur le but de Matterazzi, il y a une erreur de la défense car il n'est pas marqué avant de débouler sur Vieira et celui-ci ne peut donc forcément pas rivaliser dans les airs.
Mais en deuxième mi-temps, et jusqu'à la fin du match, c'est l'équipe de France qui domine les débats. De façon presque étonnante tant elle avait semblée dominée par les italiens durant la première période. Le jeu est vif, créatif, Malouda apporte beaucoup sur son côté, Ribéry aussi est très actif et Zidane réalise quelques gestes dont il a seul le secret. Même à la fin, alors qu'on joue à 10 contre 11, c'est encore la France qui attaque et qui fait frissonner les spectateurs. Mais rien n'y fait, la réussite n'est pas là, et on doit se départager aux tirs aux buts. Comme souvent dans ce cas là, l'équipe qui entame la séance des tirs se retrouve naturellement favorite, l'autre étant obligée à chaque fois de courir après le score. Ca ne manque pas. L'Italie gagne en enquillant tous ses tirs au but, ce qui doit être la première fois pour elle dans une grande compétition.
Les joueurs:
Barthez:
Pas grand chose à faire pendant le match, sauf sur les coups de pied arrêtés au début de la partie. A probablement été trop statique sur les corners italiens. Sur l'ensemble de la compétition, a montré que sa place n'était pas volée, et qu'il est un joueur des grandes occasions.
Sagnol:
Un bon match, avec quelques débordements et ce qui failli être la dernière passe décisive pour Zizou. Très bon sur l'ensemble de la compétition, Sagnol a été l'un des meilleurs éléments français. L'euro 2008 pourrait être sa dernière compétition internationale. Si la France se qualifie.
Thuram:
Immense bonhomme, très grand footballeur, un coeur et une envie énormes, Thuram aura été exemplaire du début à la fin de la compétition, en sortant au bon moment ses meilleures prestations. Il a notamment été très présent pour mobiliser l'équipe, pour la diriger avec les autres anciens. Le voir pleurer hier soir était un crève-coeur tant il a donné à ce groupe et à ce maillot. Il est rentré dans la légende du foot français, par la grande porte.
Gallas:
Gros match encore, Gallas a vraiment bien trouvé son rythme avec Thuram. Sur la compétition il aura définitivement gagné ses gallons en défense centrale. Reste le plus dur. Trouver celui qui lui servira de double...
Abidal:
Encore un peu de déchet et quelques fautes de débutant. Mais sur l'essentiel de son rôle Abidal a été présent. Il n'a pas vraiment de concurrent à son poste et devrait, avec l'expérience engrangée lors de cette Coupe du monde, faire les beaux jours de la défense française.
Malouda:
Très clairement son meilleur match de la compétition. Malouda a beaucoup avancé et créer de jeu en attaque. C'est lui qui est à l'origine du penalty tiré par Zidane, et qui aurait pu être à l'origine de celui de la seconde mi-temps si l'arbitre en avait décidé autrement. Décevant pourtant sur le reste de la compétition. Doit rester dans l'inspiration de ce dernier match. Aucun concurrent à son poste.
Makélélé:
Enorme, surtout en deuxième période et à la fin des prolongations où il semblait être le dernier joueur à courir encore. A réalisé un grande Coupe du monde, même s'il restera probablement toujours l'homme de l'ombre, celui dont on parle si peu, à tort.
Vieira:
Encore un match très solide. A eu du mal en début de rencontre, mais a attaqué la deuxième période avec une faim insatiable qui a totalement mis les italiens en sourdine. Vieira a été l'élément clé du renouveau français. Il a enchaîné deux buts et deux passes décisives, dans ses deux matchs face au Togo et à l'Espagne. Il s'est un peu moins mis en valeur par la suite, mais l'équipe lui doit beaucoup sur cette compétition. Il a encore un Euro et peut-être une Coupe du monde à jouer.
Ribéry:
Pour une fois il a démarré son match sans douter. Il a beaucoup courut, créer des situations dangereuses, bref il fut encore très présent et sa place de titulaire est amplement méritée. On lui prédit un grand avenir en bleu. Je pense qu'on en fait un peu trop. Car malgré son volume de jeu (83 ballons hier en ne faisant pas un match complet !!), il lui manque encore une marche pour devenir un grand meneur international. N'aura jamais le niveau de Zidane.
Henry:
Très bon match hier. On a d'abord eu franchement peur en le voyant hagard suite à la charge de Canavarro. Mais Titi s'est vite relevé et a constamment dérangé la défense italienne. Un petit bémol pour ma part sur son impact sur la compétition. On a beaucoup parlé de lui comme le dépositaire du jeu français après le départ de Zidane. Je crois que ça n'arrivera jamais car il reste trop timoré avec l'équipe de france. Dommage car il a le talent.
Trézéguet:
N'a eu aucune occasion. A raté son tir au but. On ne peut pas vraiment lui reprocher grand chose tant sa position était difficile. Et rien ne garantit qu'il trouve vraiment sa place dans l'équipe à l'avenir.
Diarra:
Très agréable surprise dans son remplacement de Vieira. Diarra a pesé sur le milieu comme son illustre aîné et a d'entrée rassuré l'équipe. Certainement futur titulaire à la place de Makélélé.
Wiltord:
Idem que Trézéguet. N'a eu presque aucun ballon intéressant à négocier. Wiltord aura été une déception dans cette compétition. Et il a peut-être bien perdu sa place dans l'équipe.
Je l'ai gardé volontairement pour la fin - Zidane:
Que dire ? Misère, que dire ? Zidane, sur les 4 matchs du deuxième tour aura écrasé la compétition de toute sa classe. Il aura surpassé les trois galactiques auxquels il a été confronté (Raul, Ronaldo, Figo), illuminé le football sur un match digne des plus grands et dont on parlera encore longtemps, contre le Brésil, marqué 3 buts, donné 2 passes décisives, été omniprésent dans la construction du jeu. Il aura montré une dernière fois qu'il était bien, ballon au pied, le meilleur joueur du monde depuis Maradonna. Mais ce geste, ce carton rouge en guise de sortie, quel crève-coeur, quel dépit il a jeté sur tous ses supporters qui, quoiqu'il arrive, l’auraient porté aux sommets des légendes du sport, même avec une défaite! Cette dernière mauvaise note, montre que le génie avait aussi ses coups de folie, impardonnables, et qui l'avait déjà privé du ballon d'or en 2000 au profit de Figo alors qu'il lui était promis.
On ne voudrait pourtant retenir de lui que le meilleur. Le bonhomme d'abord, discret et respecté en dehors des terrains, et le joueur bien sûr, qui a suscité la plus grande admiration même chez les meilleurs, tant il a su élever ce sport à un niveau qu'on risque de ne plus voir avant plusieurs années. D'ailleurs, malgré son déraillement inexcusable d'hier, Zidane a été élu par la FIFA meilleur joueur de la Coupe du monde. Sans doute le salut d'honneur d'un sport à son plus bel ambassadeur ces dernières années. Mais quelle tristesse qu’il ait quitté les terrains sur ce vilain geste.
Voilà, la Coupe du monde est terminée. Le football retourne à une place plus mesurée. Il y a malheureusement fort à parier que l’équipe de France mettra des années à se remettre des retraites des Zidane, Thuram, Makélélé. Et que pendant des années on se repassera leurs matchs chez soi, pour se souvenir de tout ce que ces joueurs nous ont donné depuis 1996 et leur naissance au niveau international. Merci les bleus pour les espoirs que vous avez fait renaître lors de cette compétition. Et vivement qu’on revoit certains d’entre vous aux postes d’entraîneurs (Thuram j’en suis sûr ferait un très bon sélectionneur…).
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06.07.2006
En finale !
Je cède. Trop envie de parler du match d'hier soir, et surtout d'écrire ces mots auxquels personne ne croyait avant le début de la Coupe du Monde, et encore moins après les deux premiers matchs de poule: ON EST EN FINALE !!
Incroyable, extraordinaire, il faut se pincer les joues pour y croire. On est en finale. Les retraités qu'étaient encore il y a moins d'un an Zidane, Thuram, Makélélé, sont parvenus d'abord à nous qualifier pour cette phase finale de la plus belle épreuve sportive et ils sont même en train d'écrire l'une des plus belles pages du sport français en nous faisant à nouveau vibrer, comme il y a 8 ans.
Mais chaque chose en son temps, et d'abord le match.
Il faut bien le reconnaître, ce n'était pas un beau match de foot. On s'y attendait, tant à ce niveau de la compétition les équipes sont en général frileuses et les confrontations aussi rugueuses que fermées. Et de fait il n'y a pas eu grand chose de joli à se mettre sous la dent. Et s'il y a bien eu quelques jolis gestes de Zidane côté français, ce sont surtout les lusitaniens qui ont montré de belles choses.
Ils ont par moments pu développer un jeu d'équipe de grande qualité, en une touche de balle, avec de beaux gestes techniques des Déco, Figo et autres Christiano Ronaldo (qui n'a je crois perdu aucun duel et qui m'a fait frémir pendant tout le match, en dépit de ses simulations). Et surtout, ils ont eu un placement tactique sur le terrain terriblement dérangeant pour l'équipe de France. Ils jouaient haut et toute l'équipe semblait se déplacer comme un seul homme, soit pour avancer sur la balle, soit pour défendre. Pendant tout le match c'était vraiment impressionnant.
Et pourtant, on est en finale. Grâce bien évidemment à une défense de fer, fabuleusement représentée hier soir par un Thuram des très très grands jours. Dés le début de la partie, le Guadeloupéen s'est mis en évidence et à sorti quelques ballons très propres pour dégager l'équipe. Pendant tout le match il n'a pas baissé de rythme et est resté la tour de contrôle qui a rassuré tout le monde.
Les autres grands joueurs (côté français) de ce match, sont à mon sens Vieira qui a continué sur sa lancée depuis le match du Togo en abattant encore un boulot énorme au milieu, Makélélé, même s'il a fait quelques relances hasardeuses, et forcément Zidane, qui marque le but de la victoire avec une étonnante confiance (tirer un penalty de si près en général, ce n'est pas très bon), et qui a su en fin de match conserver quelques ballons importants.
Les joueurs sans en revanche, il y en a eu, sont à mon avis Abidal et Malouda. Etonnant de voir ces deux joueurs qui semblaient les plus prometteurs lors des matchs de préparations, s'éteindrent à ce point et commettre autant d'erreurs. Malouda notamment a été complètement absent, ce qui explique en partie la domination portugaise au milieu de terrain. Et Abidal a commis quelques fautes de débutant qui font peur à ce niveau.
Côté fairplay, j'ai été plutôt content du match. Ok, Ronaldo a plongé une fois ou deux, mais grosso modo le match s'est déroulé dans un bon état d'esprit, avec deux équipes respectueuses l'une de l'autre et l'on n'a pas vu de vrai mauvais geste. Je regrette d'autant plus la mauvaise campagne faite par la presse française à l'encontre de l'équipe du Portugal qui méritait un autre traitement. J'ai d'ailleurs vu quelques supporters portugais dans les rues pour faire la fête avec les français après le match. Je les remercie très sincèrement de cet état d'esprit qui est tout ce que j'aime voir dans le sport.
Maintenant il reste à affronter l'Italie en finale, en espérant que l'histoire soit belle.
Je termine sur un mot à l'adresse des anti-foot, qui pour certains démontrent ces derniers temps une haine et un mépris qui méritent un vrai carton rouge. Je ne sais pas si je suis privilégié, mais je n'ai pour l'instant vu aucun supporter obliger qui que ce soit à regarder un match contre son gré, ou à klaxonner avec lui pour fêter une victoire. Les manifestations que l'on voit sont bruyantes certes, mais se déroulent dans un esprit de joie bon enfant. Il y a des casseurs qui se mêlent au manifestations, et c'est déplorable, mais il ne faut pas les mélanger aux supporters qui se comportent plutôt mieux avec l'équipe nationale que lorsqu'ils défendent des clubs.
Pourtant on lit ça et là (je ne fais pas de lien car vraiment je n'ai aucune envie de recevoir chez moi les thuriféraires de la polémique footballistique) des billets proprement ulcérants, qui sous couvert de critique pseudo psycho-sociale, multiplient les insultes. Où l'on apprend que les gens qui aiment le foot sont bien évidemment des bovins, des imbéciles (quel rapport entre le goût pour un sport et l'intelligence? Quelqu'un peut-il me dire?), des sauvages (car tout de même un homme qui crie sa joie, vraiment, ça fait penser au temps des cavernes), et même pire des fascistes en puissance, puisqu'il suffit bien évidemment de participer à un évènement collectif pour être un mouton potentiellement collabo.
Le pire étant que ces textes se drapent dans une prétendue hauteur de vue, l'isolement de ceux-là constituant à l'évidence une marque de supériorité face à ceux qui ont la bêtise de se regrouper pour fêter une victoire sportive. Il y en a quand même qui ont du mal à comprendre ce qui est constitutif d'une vertu et qui affectent des valeurs morales à des choses fort improbables...
D'ailleurs on relèvera à cette occasion la contradiction profonde qui existe dans la misanthropie de ces billets. Le misanthrope déclare qu'il hait les hommes. Pas besoin de grands discours pour comprendre qu'en aucun cas cette position ne saurait être louée. A ce stade je ne dis même pas qu'elle doive être réprimandée, mais en tout état de cause elle ne peut raisonnablement pas constituer un motif de grandeur, et certainement pas d'intelligence, celle-ci n'étant évidemment pas une question de coeur (on pourrait jouer sur les mots ici, mais je pense qu'on me comprends, je parle de capacité de raisonnement). Mais surtout, le misanthrope fournit lui-même les raisons pour que l'homme puisse être détesté. Car quoi de plus nul qu'une déclaration de haine? Quoi de plus méprisable? Il entre ainsi dans une double contradiction, en créant lui-même la situation qu'il dénonce, et même en se désignant lui-même en même temps qu'il désigne les autres (car oui haïr les hommes, c'est se haïr soi-même).
Alors évidemment je comprends que pour ceux qui n'aiment pas le foot, ce mois de Coupe du Monde est long et très certainement agaçant, sans compter les nuits où il est impossible de fermer l'oeil avant 1h00 du matin à cause des klaxons dans les rues. Mais il est bien évident que cela ne justifie en aucun cas des critiques aussi nauséabondes. Et qu’elles aient court en se donnant les airs de la supériorité intellectuelle est vraiment un comble. La haine, même quand elle fait semblant d’être analytique, reste le pire comportement qui soit. Dire qu'il faut encore écrire un truc aussi évident...
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15.06.2006
Mauvais printemps
Après Claude Piéplu, c'est au tour de Roba, le créateur de Boule & Bill, et de l'humoriste Raymond Devos de nous quitter, presque ensemble.
Tout le monde ou presque connaît la BD de Roba, et les histoires du petit rouquin et de son coquin cocker. Je ne les ai pas toutes lues, mais j'aimais bien le petit uniquers simple qu'il avait créé. C'était reposant, agréable à lire, les personnages étaient sympas. Je ne pleurais pas de rire comme quand je lisais un bon Dingodossier, mais j'aimais bien.
Et que dire de Raymond Devos, ce génial jongleur des mots, qui savait les tourner à chaque fois d'une façon inattendue, leur donnant parfois un sens qu'on découvrait, et toujours de façon incroyablement drôle.
Allez, pour qu'on rie encore un peu malgré cette triste nouvelle, je vous copie un extrait d'un de ses textes :
"J'arrive à un carrefour,
le feu était au rouge.
Il n'y avait pas de voitures,
je passe!
Seulement, il y avait
un agent qui faisait le guet
Il me siffle.
Il me dit
- Vous êtes passé au rouge!
- Oui ! Il n'y avait pas de voitures!
- Ce n'est pas une raison!
Je dis:
- Ah si! Quelquefois, le feu est au vert . . .
Il y a des voitures et . .
je ne peux pas passer!
Stupeur de l'agent!
Il est devenu tout rouge.
Je lui dis:
- Vous avez le visage en feu!
Il est devenu tout vert!
Alors, je suis passé!"
Vous pourrez trouver quelques autres textes sur ce site.
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06.06.2006
Précipitation fraternelle
Hier soir, ne voulant pas dormir, j'ai prolongé ma présence devant la télé jusqu'à une heure un peu trop avancée. Ce qui m'a donné l'occasion de découvrir une émission que je ne connaissais pas : "le grand frère". Le concept en deux mots: un adolescent mal poli et rebelle pourrit la vie de sa famille et en particulier de ses parents, en rejetant toute forme d'autorité et en agissant en chef tyrannique. Mais heureusement, TF1 connaît un gars bodybuildé qui a les idées claires sur ce qu'est l'éducation, et qui est volontaire pour aller soulager ladite famille en remettant le rejeton dans le droit chemin.
Je ne veux pas ici faire une critique exhaustive de l'émission car ça n'aurait pas grand intérêt. Le sujet qu'elle propose est assez prenant, mais elle n'évite pas les caricatures et les simplifications un peu inhérentes à toutes émission de télé-réalité qui, si elle veut survivre, doit proposer de l'émotion, du "prêt-à-vivre" sans temps mort.
Oui mais voilà, cette nécessité si l'on peut dire crée son vice, et il n'est pas mince. Car pour justifier son existence, l'émission doit bien sûr donner l'impression de l'efficacité. Si le "grand frère" ne parvenait pas à résoudre le problème de la famille dont il est question, l'émission se détruirait d'elle-même. Du coup on assiste à la fin de l'émission à la résolution complète du problème: les parents découvrent qu'en fait ils s'étaient perdus de vue sans le savoir et qu'ils ne se faisaient plus confiance ce qui serait en fait la principale cause du comportement de leur fils, et celui-ci bien sûr redevient le gentil garçon qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être, avec en prime un contrat de stage d'un mois dans un garage près de chez lui pour retrouver enfin une activité qui ne le laisse pas désoeuvré.
Je ne voudrais pas remettre en cause les compétences du grand frère casté par TF1 pour résoudre les problèmes de relations parents-enfants, mais tout de même, je me permets d'émettre des doutes sur les résultats réels de la démarche suivie. Et au-delà de ses simplismes, ce qui me semble catastrophique dans un programme de cette sorte, c'est qu'on donne aux gens une vision complètement faussée du travail humain qui est à réaliser dans de telles circonstances. De plus, par ricochet, on déforme la façon dont les téléspectateurs vont par la suite appréhender ce type de sujets.
Alors disons-le, non il ne suffit pas d'une séance éclair de thérapie de couple pour que les amants perdus se retrouvent, il ne suffit pas de se laisser tomber une fois en arrière dans les bras de son conjoint pour retrouver une pleine et entière confiance en lui, il ne suffit pas de quelques jours à être talonné par un costaud pour retrouver le respect envers l'autorité, et encore moins d'un simple contrat de stage d'un mois (le énième si l'on en croyait l'émission) pour donner un sens à son avenir. C'est peut-être dur, mais c'est comme ça.
Une thérapie c'est long, ça prend du temps, ça demande un travail sur soi sérieux, conséquent, qui appelle souvent des prises de conscience difficile à accepter, qui soulève parfois des choses douloureuses. Bref, c'est bien loin de produire des résultats durables avec un simple claquement des doigts. C'est un vrai chemin, et je crois que précisément, l'une des premières choses qu'il est important que les personnes qui s'y engagent doivent accepter, c'est cette longueur de temps qu'est susceptible de nécessiter la thérapie, et les douleurs qu'elle risque de faire ressurgir. Sans cela, le risque est fort qu'elles laissent tomber en chemin, perdant ainsi tout le bénéfice de ce qui a été fait, juste parce qu'elles ne se seront pas assez préparées à la démarche.
Mes meilleurs lecteurs trouveront sans doute que ce billet est un peu vain, tant la profondeur d'un tel programme était jouée d'avance. Mais tout de même, je ne peux m'empêcher de penser à tous ceux qui regardent ce type d'émission et qui faute de n'avoir jamais abordé ce type de réflexion personnellement, n'ont pas les outils pour bien décrypter ce qui leur est montré. Et surtout qu'il est pour le moins étrange sinon paradoxal qu'une émission qui aborde ce thème adopte au final une démarche qui détruit ses fondements.
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30.03.2006
Happy Birthday my twin !!!
Je sais, ce blog devrait être sérieux, toujours intéressant et apporter un minimum d'informations pour se montrer digne de sa participation à lieu-commun, mais après tout certaines autres choses me semblent prioritaires.
Alors, parce qu'elle est loin très loin, en Australie, quelque part entre Melbourne et Adélaïde, qu'elle me manque quand même pas mal, et qu'aujourd'hui peut-être plus que d'autres jours j'ai pensé à elle, je souhaite ici un
TRES BON ANNIVERSAIRE
à ma soeur jumelle !! (et pleins d'embrassades avec des sourires ils sont gentils pour elle).
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13.03.2006
Regarder les étoiles, et sourire
Quand j'étais petit, j'aimais beaucoup l'astronomie. Assez tôt je m'étais mis à observer les étoiles le soir, à regarder ce grand tableau scintillant qui semblait si lointain et si proche en même temps. Cette simple observation me plongeait dans une forme de rêverie, d'absence au monde contingent dans laquelle je me sentais bien. Encore aujourd'hui j'y prends un grand plaisir, et il n'est pas rare que les jours où le ciel est dégagé, lorsque je sors quelque part, je passe quelques minutes le nez en l'air, à regarder l'éternel spectacle des astres au dessus de ma tête.
Samedi soir, alors que j'étais en soirée, je me suis approchée d'une baie vitrée pour observer la Lune qui brillait dehors. On la voyait bien, elle était déjà assez développée et sa lumière inondait le petit lac au pied duquel nous étions. Et en la regardant, je me suis souvenu d'un livre que j'avais lu il y a quelques années. Un livre d'Hubert Reeves, intitulé Oiseaux, merveilleux oiseaux, aux éditions du Seuil. Dans la préface de ce livre, Reeves indique les raisons qui l'ont amené à l'écrire et évoque notamment un passage difficile de sa vie où il fut hospitalisé. Je le reproduis:
"Au retour d'une expédition au Sahara, où tous les soirs, étendus dans le sable, nous observions la voûte étoilée et la comète Hale Bopp, j'ai connu d'importants problèmes de santé.
Première hospitalisation à Paris avec piqûres dans la colonne vertébrale (je ne vous le conseille pas...). Seconde hospitalisation en urgence à Auxerre; grave opération d'une péritonite avec complications variées. Au réveil, des tubes de plastique me transpercent de toute part. L'inconfort est total. Je ne suis plus qu'une tuyauterie percée. Les infirmières me "changent" jour et nuit. Une grande lassitude m'envahit. J'ai envie que ça s'arrête. L'idée de ma mort me devient douce.
Une nuit d'insomnie, je lève les yeux vers la Grande Ourse. Je sens monter en moi une intense émotion et m'entends dire: "Je suis en vie!". Les yeux fixés sur la constellation, ces mots se répètent plusieurs fois dans ma tête. L'idée de la mort ne m'a plus jamais effleuré.[...]
Ces étoiles si familières me disent: "Tu es toujours avec nous." Mais il me remonte aussi à l'esprit que mon corps souffrant plonge ses racines dans la vaste étendue des espaces et des temps cosmiques. Le scintillement des étoiles aperçu par la fenêtre de ma chambre d'hôpital me rappelle la moisson d'atomes qu'elles élaborent dans leur coeur et qui jouent un rôle si important dans l'évolution de l'univers."
Reeves dans tout son livre, s'emploie à décrypter, d'une façon remarquablement claire et agréable pour le néophyte, la longue liste des miracles physiques, chimiques et biologiques qui ont conduit à notre existence. L'explosion initiale du Big Bang, l'organisation et le dosage des forces qui auraient tout modifié s'ils avaient été différents, la disparition des dinosaures qui fut le point de départ de la diversité animale, etc. Reeves note avec émerveillement que la nature use de chaque faille dans l'organisation des choses pour faire naître la vie. Le levain cosmique "fait feu de tout bois". Et ce levain, encore aujourd'hui, et pour toujours, nous le portons en nous. Il est le lien éternel qui nous rattache à la vie dans son ensemble, à l'histoire de la Terre qui nous porte, à celle de nos ancêtres, à celle de nos contemporains et de nos proches, aujourd'hui.
Et voici la conclusion de son livre, que je laisse chacun méditer librement :
"Ce livre, je le rappelle, est né d'une rencontre avec des jeunes gens démobilisés et suicidaires au Québec. J'ai raconté l'importance pour moi de cet évènement pendant mes graves ennuis de santé de l'année 1997. En guise de gratitude, je leur propose l'exercice suivant: les yeux clos, revoyez intérieurement la multitude des évènements cosmiques, galactiques, stellaires, planétaires, cométaires, directement impliqués dans notre présence ici en ce moment. Cette rétrospective vous dira combien votre existence est précieuse. Elle vous permettra, du moins je l'espère, de reprendre contact avec ce levain cosmique, présent en chacun de nous comme dans chaque brin d'herbe."
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28.11.2005
J'ai viré dingo
Non non j'ai pas viré le pote à Mickey de Disneyland, non j'ai viré dingo, moi je veux dire, je suis devenu malade du dessus du cou, accidenté des cellules grises, dérangé du spongieux. Bon j'vous esspique:
La semaine dernière j'étais en déplacement professionnel dans le sud ouest entre Bordeaux et Angoulême. J'avais pris une voiture de location pour effectuer mes trajets hôtel-agence ainsi que pour faire la liaison entre les deux villes. Et à Angoulême, vendredi matin, surprise, plus de voiture! La veille j'avais pas mal tourné en rond dans le centre ville pour trouver une place de parking parce que l'hôtel n'en a pas. J'ai tourné, tourné, et j'ai fini par me garer dans une rue, en contrebas donc. Et le matin en y retournant, plus de voiture, redonc.
Ma première réaction fut de me dire: "merde, j'aurais dû noter l'adresse exacte de l'endroit où je me suis garé". Oui je fonctionne toujours comme ça, je ne note pas l'adresse mais je repère les lieux visuellement, et en général ça me suffit. Mais là, comme j'avais pas pris l'adresse et que c'était la première fois que je venais à Angoulême, ben j'ai commencé à me dire que c'était moi qui ne me souvenais plus de l'endroit où je m'étais garé. Finaud quoi. Alors je commence, avec mes bagages et un sympathique mal de dos, à tourner dans les rues adjacentes pour vérifier si la voiture ne s'est pas déplacée toute seule pour me faire une blague. Au bout de quelques minutes je m'agace, surtout avec mes bagages qui me fatiguent, et puis je décide que bon, ça va bien, je vais reposer mes bagages à l'hôtel et continuer à chercher. Je redescends de l'hôtel vers l'endroit supposé où je me suis garé, et je m'aventure un peu plus loin que précédemment pour vraiment bien vérifier.
Mais rien à faire, pas de voiture. Super. Bon alors coup de téléphone au directeur de l'agence: "oui bonjour, je vais être en retard car ma voiture de location a été volée. - Ah mince. Bon je viens vous chercher, et on ira au commissariat faire le dépôt de plainte ensemble. -Bon à tout de suite". Entre le commissariat qui n'a pas les papiers nécessaires, l'agence, re le commissariat, l'attente et tout, ma matinée est entièrement bouffée. Mais enfin l'affaire se termine pas trop mal: véhicule volé "ça arrive souvent" me dit le sous-brigadier qui enregistre ma plainte avant de me raconter qu'il est quelqu'un hors du commun et qu'il va d'ailleurs bientôt écrire un livre à nul autre pareil pour raconter sa vie (je suis impatient de voir ça à la Fnac). Je me sens donc un peu rassuré et me dis que bon, je me suis pas planté, j'étais bien garé là où je pensais et tout rentre dans l'ordre.
Sauf que depuis la voiture à été retrouvée intacte, porte fermée, sur les remparts de la ville, donc EN HAUT par rapport à l'hôtel. "Hin, quoi?" que je fais à l'agent de police préposé aux appels aux handicapés. "Ben oui votre voiture on l'a retrouvée de l'autre côté du centre ville, sur les remparts, pas très loin remarquez. - Mais c'est impossible je l'ai garé en bas, même qu'il y avait un petit parking en épis sur le côté, où je me suis pas arrêté au premier coup, je suis descendu un peu j'ai vu qu'il y avait quelques places mais comme je voulais pas me garer trop loin je suis remonté vers le parking aux épis, mais comme il était plein finalement je me suis garé encore un peu plus bas. - Ben oui mais là elle est sur les remparts la voiture. - Bon.... ben merci."
Bon, j'ai peut-etre une explication. Vous savez il y a l'histoire de la loi du chaos là en sciences hin. Et puis des trucs où qu'on y comprend pas tout, comme l'autre fois où mon pote (qui est vachement calé en sciences, je fais quand même attention à mes sources) m'a expliquer qu'en théorie il est possible qu'on joue au passe-muraille sans se cogner parce que les atomes ils peuvent ne pas vouloir se rencontrer, surtout si ils peuvent pas se blairer (le problème donc me suis-je alors dit, c'est que les atomes humains et les atomes muraux ils s'aiment bien). Et puis je me souviens aussi du film JFK, quand Kevin explique à l'assistance médusée qu'en physique théorique on peut démontrer qu'un éléphant peut rester suspendu au dessus d'un ravin la queue accrochée à une pâquerette. Alors si le coup du mur et celui de l'éléphant ils sont vrais je me dis qu'il est aussi possible d'imaginer que le sol se déplace, sans nous entraîner avec lui. Du coup, ce qui a pu se passer c'est que durant la nuit, la ville d'Angoulême s'est mise à tourner sur elle-même, autour d'un axe qui passe par mon hôtel, SANS ENTRAINER MA VOITURE DE LOCATION MAIS EN PRENANT TOUT LE RESTE, puis elle a refait un tour un peu plus tard, après qu'elle se soit bien amusée, pour quand même pas que ce soit trop le bordel pour les gens le matin, CETTE FOIS-CI EN PRENANT MA VOITURE AVEC LE RESTE. Du coup ma voiture ne s'est pas retrouvée au même endroit. C'est un peu comme un manège mais avec un moment de flottement où un des canassons ne suit pas le mouvement du reste vous voyez?
J'ai rendez-vous chez le docteur cet après-midi. Je crois que je devine sa prescription...

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24.10.2005
Mon rubik et moi
Quand je suis chez moi, une de mes occupations principales est… de m’occuper les mains. Peut-être est-ce là le signe d’un stress refoulé, mais toujours est-il que j’aime bien avoir quelque chose dans les mains à triturer, à tourner, à lancer, à attraper, etc. Pour satisfaire ce besoin, j’ai deux préférences nettes : mes balles de jonglage (ce que j’adore faire notamment c’est prendre deux balles dans une main et les faire tourner à la façon des boules chinoises (j’ai aussi des boules chinoises, mais je les trouve moins agréables à utiliser parce que trop petites et du coup la sensation du mouvement sur la main est moins chouette), et mon Rubik Cube (j’ai découvert le Rubik beaucoup plus récemment que le jonglage que je pratique déjà depuis plus de 10 ans, on trouve d’ailleurs tout ce qu’il faut pour le résoudre sur Internet). Mais je me lasse de plus en plus de ce dernier parce que maintenant que je sais assez bien comment le résoudre je répète toujours les mêmes choses. En plus il se fait un peu vieux et les faces ne tournent plus très bien.
Mais hier soir, son intérêt à été relancé un court instant quand tite nièce m’a présenté celui qu’elle avait récupéré à la boite de sa maman. Il présentait en effet une originalité puisque chacune de ses faces était agrémentée d’un décor : un mot en arabesque, un pub ou une image. Moi, faisant fi de ces détails, je m’en saisit : une première face, la couronne, les cubes côtés, un petit coup de d’h2dh2d’hdh, puis les coins et moins de deux minutes plus tard je jette nonchalamment l’objet vaincu sur la table, devant tite nièce ébahie.
Mais c’est alors que survient un phénomène étrange. Tite nièce, à peine s’est-elle emparée de l’objet lâche : « ah non il est pas bon ! ». Choqué de tant d’outrecuidance juvénile après ma pourtant brillante démonstration, mon sang ne fait qu’un tour et je réplique du tac o’ tac : « ah si il est bon, il ne peut pas ne pas être bon, puisque toutes les couleurs sont reconstituées. Le Rubik Cube répond à un algorithme mathématique intraitable avec l’imagination des petites filles de 8 ans, donc j’ai bon et c’est tout ». Et toc. Elle, étourdie par mon aplomb et encore sous le choc du coup de l’algorithme (ça vous case un gosse tranquille un truc comme ça), bredouille quand même : « ben si, pourtant moi je l’ai déjà vu avec les mots bien reconstitués ». « Non mais n’insiste pas » m’énervé-je « je te dis que c’est pas possible ». Elle abandonne la partie, mais tout de même intrigué, je me décide à le refaire pour voir si quelque chose change.
Et là chers lecteurs, après avoir résolu le Rubik une deuxième fois, mes certitudes commencent à vaciller, et le doute à me tarauder sans d'ailleurs le moindre égard pour l'homme d’une si grande sensibilité que je suis (oui j’ai à peu près toutes les qualités, sauf peut-être celle qui permet de bricoler correctement. Ne me demandez jamais de venir chez vous-même pour monter un meuble Ikéa en kit, ce serait un désastre, d’ailleurs c’est pas la peine d’insister ce week-end là j’ai déjà quelque chose de prévu) : car il a changé ! Certains mots qui n’étaient pas bien écris la première fois le sont alors, et ceux qui étaient bien écris ne le sont plus. Mais que se passe-t-il ? Mais qu'est-ce qui se passe?
Au début, ne parvenant pas à me résoudre à l’effondrement si brutal et imprévu de mes connaissances rubikiennes, j’élabore une théorie que je lance à tite nièce pour preuve que je ne me trompe pas tout à fait : « en fait on peut alternativement reformer correctement certains mots, mais jamais tous ensembles ». Mais un détail me titille tout de même : l’image de la maison semble toujours correctement reconstituée. Pourquoi bénéficierait-elle d’un tel traitement de faveur ? me demandé-je de plus en plus interloqué. Tite nièce me rétorque que non, parfois elle n’est pas bien dessinée : moi toujours sourd à ses remarques pourtant avisées, je réponds rapidement que non, qu’elle est toujours bien dessinées et que donc y’a un problème quelque part.
Je recommence encore une fois le cube, et en regardant de plus près, je m’aperçois en effet que la maison n’est pas bien dessinée ! Je me suis en fait laissé berner par le dessin central qui est un peu confus et qui peut laisser croire qu’il est toujours dans le bon sens. Mais il ne l’est pas ! Constatant cela je comprends soudain d’où vient mon erreur. Toute l’organisation du Rubik est nécessairement figée… au niveau des couronnes, et seulement pour elles ! Evidemment les centres ne bougent pas par rapport aux autres cubes, mais en revanche ils peuvent tout à fait tourner sur eux-mêmes. Le Rubik sous sa forme classique ne fait pas apparaître cet aspect du jeu puisqu’on ne voit pas la rotation d’un cube de couleur uniforme. Mais avec un dessin le Rubik prend soudain une autre dimension.
Qu’il convient de résoudre pardi ! J’ai perdu la face par péché d’orgueil, il me faut maintenant réparer la chose en trouvant comment reconstitué ce Rubik d’un genre nouveau. Mais cela s’annonce d’emblée assez facile. En fait après avoir bien reconstitué la première face, il suffit de s’attaquer aux cubes centraux des faces latérales du cube (donc pas celle qui est située à l’opposé de la première reconstituée), et de faire tourner les centres un à un. Ensuite il ne reste qu’à tourner correctement le cube central de la face opposée, ce pour quoi la manipulation d’h2dh2d’hdh répétée plusieurs fois s’avère parfaite. Le reste n’est que répétition de la résolution d’un cube classique. Trouvé !
Je repars content, laissant tite nièce dormir, mais tout de même… saleté d’orgueil.
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17.10.2005
Gaston est en couleurs
Petit post rapide pour indiquer que j'ai mis à jour le billet sur mon dessin de Gaston. La version coloriée est donc visible. Malheureusement il reste une ombre, sur le coin en haut à gauche cette fois-ci...
P.S: ah oui et il va y avoir une mise à jour du photoblog ce soir, suite à une ballade sympa dans Paris samedi dernier.
20:05 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.10.2005
Partie de billes
Hier soir, enfin un peu avant 20h00, j’ai fais une partie de billes avec ma petite nièce. Aaaah les billes. Cela faisait bien longtemps que je n’y avais plus joué, et je dois dire que je me suis plutôt pris au jeu. C’était un de mes jeux favoris quand j’étais petit. J’aimais bien passer du temps à les regarder, à observer leurs couleurs, leurs dessins. Il y en avait de toutes les sortes : je me souviens des porces, des hélices, des pépites, des terres (mes préférées), des araignées, des pétroles, des pamplemousses (j’en ai encore un gros calot), enfin plein quoi, et je crois que ça s’est encore développé
On jouait à deux types de jeu : la tiquette, et le trou qui avait ma préférence (il fallait y mettre toutes les billes en jeu pour les remporter). Je me souviens des parties autour des platanes du préau avec les copains. On était vraiment concentrés. Je garde aussi le souvenir d’un jour où j’avais ramené un gros sac de billes que me parents m’avaient offert. J’étais très fier de le montrer aux amis, mais je trouvais que ça m’en faisait presque trop, alors je me suis mis à en donner, de plus en plus, puis par poignées entières. Prenez, j’en ai trop je vous assure ! Tant et si bien que mon sac diminuait à vue d’œil. Tous les amis sont venus me voir en voyant que je distribuais de jolies billes neuves. Comment dire à ceux qui arrivaient, que j’en avais donné aux autres mais qu’ils n’en auraient pas ? Au bout d’un moment j’en avais tellement donné que je trouvai un peu idiot de garder le peu qui me restait. Du coup j’ai tout donné. Tout. J’étais assez triste de cet épisode et rentrai en classe avec le sentiment diffus de m’être fait avoir. Punaise, toutes mes billes y étaient passées !
Mais revenons à la partie d’hier soir. Elle me demande de jouer juste avant de se coucher. Bon ok, mais attention, il n’y aura pas de cadeau hein, on joue aux billes là, c’est du sérieux ! Je pars chercher mon sac de billes (oui je l’ai conservé dans ma chambre (…) et reviens dans la sienne, plus décidé que jamais à remporter la bataille. Les camps se dressent, chacun d’un côté de la chambre, et nous délimitons rapidement le terrain des affrontements.
Moi : Bon à chaque fois qu’une bille dépasse une limite on doit la remettre juste à l’endroit où elle l’a franchit.
Elle : Oui d’accord.
Moi : Chacun prend 1 calot, et sept billes.
Elle (arrangeante et comprenant bien que là il faut suivre mes directives parce que bon, c’est moi le grand) : d’accord.
Moi : et on prend une mini. Je veux dire, parmi les sept billes on prend chacun une mini.
Elle : bon d’accord (brave petite).
Débute la partie. Evidemment nous faisons une tiquette, on ne va pas faire de trou dans le parquet quand même. Je suis extrêmement concentré, d’autant que j’ai sélectionné quelques unes de mes billes que je préférais quand j’étais gamin. Il y a notamment ma schtroumpf et mon calot terre. La défaite n’est donc pas permise. Dans les premiers temps, nous nous observons. Elle tique sa bille toujours très fort, la lançant fréquemment à l’autre bout du champs d’action, et dépassant régulièrement les limites du terrain, ou au contraire tiquant tout doucement faisant à peine bouger sa bille. Je prends tout juste mes marques, et rate un coup en tiquant trop faiblement ma bille qui reste à deux pouces de la sienne. Mince ! Bille perdue !
Nous continuons à nous observer durant quelques parties, et les forces en présence s’équilibre plutôt, jusqu’à je me décide à développer une vraie tactique pour la coincer. Puisqu’elle cherche toujours à être au bord du terrain, je vais moi occuper le centre, la forçant ainsi soit à tenter sa chance d’un peu loin, soit à devoir sans cesse passer devant moi pour atteindre la limite opposée du champ d’action. Je guette l’erreur en oiseau de proie, j’attends qu’elle manque son coup et se retrouve suffisamment près de moi pour la tiquer sans trop de risque. Ma technique donne rapidement ses fruits et je me retrouve vite à la tête d’une escadrille importante. Elle remporte bien encore une ou deux parties, mais progressivement je fais mon chemin, et bientôt je peux brandir les bras au ciel en signe de victoire définitive !
Evidemment nous avons joué pour de faux, je ne vais quand même pas lui piquer ses billes, mais ma fierté d’oncle est intacte, grandie même devant cet éclatant succès. Je bombe le torse, redresse la tête. Je suis un champion. Un modèle. Des oncles comme ça, on en fait plus. Pour faire durer un peu j’accepte qu’on échange quelques billes. Nous regardons chacun avec attention les valeurs que nous avons sous les yeux. Je dois vite reconnaître que dans la masse dont je dispose, il y a pas mal de billes moches. Des hélices cabossées (en plus ça vaut que 2 une hélice), des porces guère plus avenantes. Je n’ai plus que quelques jolies spécimens et l’échange s’annonce donc délicat. Mais nous prenons en fait le parti de faire ça simplement. C’est d’ailleurs elle la première qui décide de me donner une de ses billes : j’en ai plusieurs comme ça alors je m’en moque. Oui mais c’est une très jolie fumée bleue. Je n’en ai pas des comme ça. J’accepte le cadeau avec satisfaction. A mon tour donc de donner quelque chose : tiens un calot pétrole, j’en ai trois identiques, en voilà un pour toi. Puis nous échangeons deux très belles billes, elle me donnant une arc-en-ciel (je n’en ai pas non plus, chouette), contre une crème pépite très bien aussi. Nous refermons nos sacs (c’est le premier qui referme le sien qui a gagné, qui remporte cet épilogue selon vous ? hin ?)
Voilà, un petit bisou de tendresse supérieure sur le front, et dodo pour la jeune fille ébahie par tant de talent et de grandeur réunis dans un seul homme. Je saisis mon sac de billes par sa ficelle, et sors en prince du champ de bataille qui restera à jamais marqué par ces heures de gloire Pikipokiennes.
Aaah, les billes …
12:50 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
10.10.2005
Gaston
Voilà le résultat de deux ou trois soirs passés à dessiner. Les connaisseurs reconnaîtront le Gaston de la couverture du n°10: Le géant de la Gaffe. Il ne s'agit donc guère que d'une copie (sinon je n'en resterai pas à bloguer par écrit), et qui a plusieurs défauts: le visage est trop applati, la main gauche trop longue et un peu tordue, le col du pull trop court, enfin bref.
Mais comme j'y ai passé du temps je trouve qu'il ne serait pas normal que je ne vous l'impose pas, d'ailleurs il prendra peut-être place dans la photo de mon profil, après tout. Dernière chose, la version coloriée arrivera la semaine prochaine, en fait elle est déjà réalisée mais je n'ai pas de scanner et je dois donc attendre de pouvoir repasser chez un pote pour l'obtenir. Le problème c'est que son scanner est un peu petit et le dessin y tient mal, d'où l'ombre en haut à droite qui vient plus d'une ondulation du papier dans le scanner que d'un mauvais gommage est arrivée. Hem et oui il reste une ombre ...

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12.09.2005
La Normandie, c'est chouette aussi
Petit week end en Normandie très sympathique. Vous en verrez quelques photos dans le photoblog.
Baignades (ben oui quoi, même que l'eau était très bonne), soleil, petite marche. Bref, un repos bien agréable. Et nous avons profité de notre petit passage à Deauville pour chercher une ou deux personnalités. Sur la plage c'est PPDA qui est venu nous rejoindre avec sa smalla (ça prend un ou deux 'l' ce mot?). Mais nous n'avons pas daigné nous retourner pour lui rendre ses regards curieux: c'est que nous tenions à notre incognito. La plus grande "star" que nous ayons vue fut Mark Wahlberg, il y eut un petit flou à un moment lorsque son nom fut crié par la foule, certains pensant que c'était de moi qu'il s'agissait (je suis demain dans Gala je crois, dommage ils ont raté mon meilleur profil ces buses).
Enjoy the pics !
22:25 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


