03.07.2008
Rendez-leur Ingrid !
Lu ce matin dans la boîte de messagerie d'un collègue (oui je fouine partout) :
"Je vis comme un deuil la disparition annoncée du poster géant qui m'a facilité tant de rendez-vous à l'hôtel de ville."
:o)
14:24 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25.07.2007
Sur le Tour de France, les perfs se succèdent ...
Cette année encore, le Tour de France propose un spectacle stupéfiant.Il n’y a que lui pour faire ça. Sur une autre planète un jour. Redevenu le plus commun des mortels le lendemain. Pour retrouver les sommets 24 heures plus tard. En l’espace de trois jours, Alexandre Vinokourov a tout connu" Ah ben oui en effet, en trois jours il a déjà fait mieux que Landis l'an dernier. C'est merveilleux quand même !
N’empêche. Il y a à peine dix jours, Alexandre Vinokourov sortait de l’hôpital avec quinze points de suture aux genoux, après sa chute dans l’étape d’Autun" Ouais, n'empêche.
23:25 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.04.2007
La grapho de Sarko
Mais puisqu’ils le souhaitent, et pour faire contrepoids à celle que j’avais produis ici il y a déjà quelques temps concernant Ségolène Royal, voici celle de Sarkozy. Malgré le second degré évident avec lequel j’espère que le lecteur abordera ce billet, je préfère être très clair sur le sérieux de cette démarche : elle n’en a aucun. La graphologie n’est pas une science, ce n’est qu’une technique très approximative, qui est loin, très loin de pouvoir réellement embrasser la personnalité de ceux qu’elle étudie. Et de surcroit, je ne garantis rien quant à ma faculté d’être « objectif » dans ce genre d’exercice, sachant souvent bien mal évaluer en quoi je suis objectif, et n'étant pas du tout graphologue moi-même.
Je n’ai comme base de travail pour cette graphologie qu’un court extrait écrit de la main de Sarkozy, qui figurait en bas du tract fourni avant le premier tour, et dont j’ai fait une photographie pour que vous puissiez juger sur pièce.
L’écriture de Sarkozy d’abord, est une écriture adulte. Les lettres sont bien dessinées, mais on voit qu’il s’est largement éloigné du modèle d’écriture qu’on nous apprend dans les écoles, des lettres bien liées entre elles et des petites arabesques qui finissent les o ou les a chez les enfants, ce que je m’étais étonné de retrouver dans l’écriture de Ségolène Royal.
Sarkozy a une écriture personnelle, témoignant d’un esprit indépendant, ce que montrent notamment ses lettres déliées au milieu de certains mots. Mais elle ne montre pas d’excès de ce caractère, puisque plusieurs lettres restent bien liées. Toutefois certaines lettres ne sont pas réellement terminées, comme certains ‘a’ qui restent très ouverts, ce qui indique une tendance à ne pas aller au bout des choses, à ne pas prendre le temps de terminer ce qui est entrepris.
Par ailleurs, Sarkozy n’écrit pas droit. Deux choses peuvent être remarquées à ce titre : la première est qu’il a tendance à écrire progressivement vers le bas. C’est presque imperceptible, mais on le voit notamment sur sa phrase « je ne me déroberai pas » dont la fin termine une demi-ligne en dessous du début de la phrase. C’est encore plus net sur le y de sa signature, qui descend très bas. C’est le signe d’un tempérament introverti, et même quelque peu mortifère.
La deuxième remarque sur ce point est que, au milieu de cette tendance générale à écrire vers le bas, Sarkozy écrit en zigzag, alternant les phases où il remonte ces lettres et celles où il les descend. Cela peut être interprété comme un signe d’instabilité, d’incohérence, voire même de malhonnêteté. Une écriture qui ondule ainsi montre que le contenu n’est pas assumé, qu'il y a une hésitation lorsqu’il est couché sur le papier. On le voit de façon très nette dans les passages « je ne vous trahirai pas », « je ne me déroberai pas », et encore lorsque Sarkozy écrit « Je vous demande votre confiance ».
Dernière remarque sur cette courte analyse graphologique, concernant sa signature. Les premières lettres de ses noms et prénoms sont d’une taille très supérieure à celle de toutes les autres lettres. C’est très classiquement analysé comme le fait d’une personnalité mégalomane, égocentrée et imbue d’elle-même. Ici le N de Nicolas et le S de Sarkozy font 5 à 10 fois la taille des autres lettres. C’est donc un caractère très marqué.
Voilà. C’était vraiment très intéressant, non ? (je me repose avec ces billets pseudo-politiques… aaaah)
P.S: j'ai hésité à commettre ce billet, suite au commentaire posté par Alaligne sous celui qui concernait Royal. Encore une fois donc, ceci est de ma part une blague de potache, une plaisanterie, qui ne vise évidemment pas à produire quelque chose d'exploitable. Mais après tout, il suffit de remarquer la catégorie dans laquelle je poste ces billets pour le savoir.
22:47 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.04.2007
Mon pronostic
15:15 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.02.2007
Ah tiens ?
Via Paxa, je trouve un petit test rigolo qui m'apporte enfin une lueur sur le choix que je devrai faire en avril prochain.
Dominique, sincèrement, je n'y avais pas pensé. Remarquez, si j'en crois le site, les candidats suivants auxquels je ressemble le plus, et qui se tiennent dans un mouchoir de poche, sont Marie-George Buffet, Ségolène Royal, et Nicolas Miguet. C'est plutôt épatant de ressembler au même point à toutes ces personnes en même temps non?
Si vous voulez tester vous aussi, c'est ici.
22:50 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
11.01.2007
Slogans soldés
J’adore les slogans politiques que nos chers candidats nous préparent à chaque élection. C’est toujours formidable de caricature et de drôlerie involontaire. Et cette année, vue la première levée que les grands communicants nous ont proposée, on peut raisonnablement croire qu’enfin, l’apport des spins doctors à la française pour éclaircir le message de leurs clients, non, ne va pas éclater au grand jour.
Il y a quelques semaines, c’est l’UMP qui nous servait sa grandiose Rupture tranquille, un concept qui dés les premiers jours fit trembler d’espoir tous les champions du rateau. Mais il faut bien avouer qu’à part les aficionados indéfectiblement attaché à leur Sarko, et près à gober tout ce qui sort de son bureau, il ne devait quand même pas y avoir grand monde à ne pas voir là un concept purement creux, simple montage mécanique et démagogique de deux mots que les spécialistes de l’UMP pensent sonner doux à l’oreille des électeurs, mais qui ne peut pas vraiment recouvrir un grand contenu, tant ces termes sont contradictoires l’un avec l’autre. La Rupture tranquille… non mais franchement, et tu l’as vu mon chien qui miaule ?
J’ai préféré Imaginons la France d’après, ça a un côté un peu table rase, mais au moins ça reste sensé. En revanche le Tout est possible qui semble désormais choisi comme étendard définitif me laisse plus circonspect. Tout est possible… Mouais, même les pluies de sauterelles à Crépy en Valois alors. Moi ça me tente pas.
Côté PS, un peu plus tard, Ségolène nous a livré sa vision de campagne : Pour que ça change fort. Bon, ce n’est pas aussi absurde que chez son principal concurrent, mais franchement, en lisant ça, on se dit qu’après la tempête qui a dû avoir lieu sous les crânes des conseillers de la dame du Poitou, les portes ont claqué. Fort.
J’imagine bien, trois gars dans un grand bureau, à se morfondre sur leur copie blanche. Ils voient pas trop quoi écrire, ils tournent en rond. Puis il y en a un qui sursaute :
- "Bon les gars, écrivons un truc au hasard, et les idées viendront après. Pour commencer, comme à chaque campagne, il faut dire qu’on va apporter le changement, on a qu’à écrire Pour que ça change, on verra après ce qui doit changer ou comment ça change, ok ?"
Mais patatra, la sieste mentale revient, et ce n’est qu’au moment de rendre la copie que les compères s’aperçoivent que leur mantra reste incomplet.
- "Mince, on est à la bourre, bon l’originalité de Ségo, c’est de dire qu’avec elle le PS saura prendre des décisions musclées, alors rajoute fort, avec ça l’essentiel y est."
Dommage qu’ils n’aient pas pris le temps de vérifier que tout ça ressemblait à du français correct. Si j’étais prof, je donnerais un demi-point de moins, pour expression maladroite. On écrit pour que ça change fortement, messieurs. Pour que ça change fort, c’est pas beau.
Et enfin, l’ami Bayrou, nous gratifie de sa synthèse visionnaire : La France de toutes nos forces. Comme versac, je trouve que ce slogan louche un peu sur la copie de ses camarades. Mais pour moi il sort du lot à sa façon tant il me semble peu clair, et par conséquent, maladroit. J’ai mis du temps à comprendre son sens et à saisir le génitif. Et, je m’en sens un peu idiot, mais je ne peux pas m’empêcher de le lire en mettant une virgule après France, et d’imaginer tout l’UDF en train de pousser.
09:29 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
22.11.2006
Vous avez dit verbiage ?
Lu à l'instant, dans un document de consulting que je dois amender (accrochez-vous à vos baskets) :
"[...]Décliner les objectifs stratégiques de l'entreprise pour chacun des domaines fonctionnels pour les [NDLR: les clients] aider à décliner leurs attentes et objectifs vis-à-vis du projet, en cohérence avec la stratégie globale de l'entreprise."
Bon, je vais être honnête, là ça se voit tellement qu'à mon avis ce n'était qu'un premier jet qui tentait de définir des axes d'approche et qui attendait d'être corrigé. Mais tout de même, ça fait franchement princes du pipotron.
12:05 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14.11.2006
Service client Free, après le déluge et les calendes grecques, ne quittez pas s'il vous plaît
"Salut Xav' (tu permets que je t'appelle Xav' hin, ça fait un mois qu'on est en contact par mail, et trois que tu as mon dossier entre les mains, on commence à être des intimes tout de même),
Je t'écris aujourd'hui pour te demander si tu as des nouvelles concernant mon inscription à la freebox. Vous m'avez envoyé un mail il y a 10 jours pour me dire que ça y est, vous aviez tout ce qu'il fallait pour que les choses avancent, et que vous n'attendiez plus qu'une réponse de FT pour m'envoyer mon collissimo.
Or j'ai appris en testant ma ligne chez un de tes concurrents, que c'était bon, tout fonctionnait. Je me suis dis chic, je vais bientôt recevoir un mail de Xav' pour m'annoncer la bonne nouvelle, et ma freebox va bientôt, incessamment sous peu (comme plein de trucs chez free), m'être envoyée.
Mais je ne comprends pas, je suis surpris, je ne reçois rien. Pas de mail, pas de coup de fil, rien. Tu m'aurais quand même pas oublié hin ? Non, dis moi pas que c'est pas vrai !
Surtout que maintenant je me sens gêné, je sais pas quoi faire avec la neufbox que j'ai reçue trois jours après l'avoir demandée. Je la branche, je la branche pas. Avoue qu'il y a du suspens tout de même, non?
Surtout hésites pas à me contacter hin, t'as toutes mes coordonnées pour ça, je te fais confiance.
Et dans l'attente de ta réponse, veuillez agréer madame, monsieur, l'expression de mes salutations distinguées et de ma chaleureuse tape dans le dos.
Marc Gauthier
P.S: au fait, tu as retrouvé les derniers mails que je t'avais envoyé, tu t'y retrouves là?
P.S2: je copie ce mail sur mon blog, mes lecteurs aiment bien rigoler.
11:45 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.11.2006
La grapho de Ségo

19:35 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
13.09.2006
Tremblements et carcasse
Ce matin, alors que j'entamais doucement ma journée en baguenaudant l'oeil au vent sur Internet, j'eus une grande surprise en ouvrant ma messagerie personnelle. En effet, au milieu des spams qui continuent encore d'arriver, et du mail d'un lecteur, irradiait d'une lumière neuve un message qui annonçait des lendemains enchantés, avec des vertes prairies, des coquelicots, et des poèmes de Marceline Desbordes Valmore dedans.
Jean-Louis Servan-Schreiber m'écrivait ! Et le titre de son message ne laissait nulle place à l'ambiguité ou à quelconque raillerie de la part d'esprits chagrins, puisqu'il était écrit, en lettres cardinales: "Invitation personnelle"! Comprenant que mon blog sortait enfin de l'anonymat et qu'il recevait là la juste récompense de tant de mois de sueur au service, gratuit, de ses lecteurs, mon sang ne fit qu'un tour (ça lui arrive souvent, oui).
Mes autres comparses de lieu-commun sont eux souvent invités aux universités des partis politiques, aux sauteries des ministres, ou encore à des interviews de journalistes. Mais enfin, l'originalité de mon blog venait au grand jour, et le vaste monde des psychologues et autres professionnels des sciences humaines appelait mes interventions de leurs voeux. Raaah, la douce perspective. Mais quel conférence me demandait-on d'animer? Quelle dîner-débat devais-je éclairer de mes lumières? A quelle grand-messe souhaitait-on si ardemment me voir participer?
L'esprit encore fébrile, mais le noeud papillon déjà noué, je cliquais sur le titre du message pour découvrir à quelle manifestation tous frais payés la publication de mon blog avait fini par m'ouvrir les portes. Je parcours très rapidement le message et voit qu'il renvoit lui-même vers un autre lien. Argh, le suspens monte, ma tension aussi, je clique, et découvre, enfin, de cette invitation personnelle, tous les détails.
Bah.
16:20 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
16.06.2006
Gestion du stress à l'adresse des supporters
Le week-end s’annonce chaud et ensoleillé, et ça c’est chouette, mais il risque aussi d’être un peu tendu pour ceux qui aimeraient bien voir l’équipe de France figurer convenablement dans cette coupe du monde allemande, et ça c’est moins chouette. Aussi le piki-blog propose-t-il, à l’attention de ses lecteurs qui supportent encore les bleus, un billet référence pour les aider à mieux supporter le stress inhérent aux rencontres des tricolores. Où l’on verra que chacun des thèmes sur lesquels se porte la gestion du stress en général devra faire l’objet d’une attention particulière dans la circonstance qui nous occupe.
Pour l’avant match
Le lien social
On se souvient qu’il s’agit là d’un des points essentiels, sinon du plus important, pour bien gérer son stress. Avoir construit autour de soi un lien social fort est un atout considérable pour affronter les situations de stress, alors qu’il n’y a au contraire rien de pire que de rester seul lorsqu’on vit une difficulté. C’est donc tout naturellement que je recommande les rassemblements, soit dans la rue devant des écrans géants, soit chez soi, en ayant pris soin de préparer boissons et grignoteries, car si consommer est un symptôme de stress, c’est également une manière de s’en dégager par une forme de défoulement (mâcher une cacahouète, dans le fond, c’est un peu pareil que se ronger les ongles).
Certes il existe un risque de honte collective à l’issue de la rencontre, mais dites vous bien que vous aurez tout de même mieux vécu le film de cette rencontre que si vous étiez resté seul, et que le mal être né ensuite de l’incapacité à évoquer devant les autres la débâcle subie sans rictus nerveux, spasmes corporels ou force larme, aura été immédiatement exorcisé, plutôt que de rester enfouie en vous et de vous consumer à petit feu.
Porter attention à sa vie de couple
Deux cas se présentent : soit votre conjoint(e) veut également regarder le match avec vous et vous amis, soit il (elle) ne le veut pas. Si vous êtes dans le premier cas, enquerrez-vous de la sincérité de sa démarche. En effet, rien de pire dans une telle situation que d’avoir un individu parasite qui en rajoute à votre stress en dénigrant les qualités pourtant évidentes de l’équipe que vous soutenez (et que seuls des suisses ne pouvaient pas comprendre).
Sinon, mettez au point une organisation qui évite tout conflit. L’un de vous deux doit partir. Si vous avez décidé d’aller voir le match dans un bar ou sur écran géant dans la rue, pas de problème. Sinon, votre conjoint(e) doit comprendre que c’est à lui (elle) de partir. L’avenir de votre couple en dépend. Ce point est donc non négociable.
Pendant le match
Vous êtes maintenant installé au milieu de votre canapé, vos potes vous ont rejoint, les boissons sont là et il y a de quoi manger, votre femme est partie (ben oui quoi, c’est surtout d’elles dont il s’agissait dans le paragraphe précédent, soyons réalistes). Vous êtes enfin prêts à regarder le match. Le plus dur est donc à venir et vous devrez mettre en œuvre plusieurs techniques pour maîtriser votre stress.
La relaxation
Excellent avant d’entrer dans le vif du sujet, juste avant le coup d’envoi, afin de mobiliser ses capacités de façon calme et positive. Innovons un peu toutefois par rapport à ce qui est traditionnellement recommandé pour une relaxation. Au lieu de vous allonger, vous vous mettez debout. Puis vous fermez les yeux, afin de vous concentrez sur vous-même et de faire le vide quant au monde extérieur. Vous respirez avec régularité, les bras restant le long du corps. Puis, vous portez alors votre main droite sur votre cœur, pour vous inciter à mieux réguler le rythme de celui-ci. Enfin pour calmer parfaitement votre respiration et diminuer la dose de cortisol dans votre cerveau, vous pouvez entonner un petit chant simple, qui aura l’avantage de divertir votre esprit. Au hasard on pourra choisir de chanter la marseillaise.
Exercice physique
Il est bien connu qu’effectuer un peu d’exercice physique est un très bon moyen pour évacuer son stress. Le sport contribue non seulement à une bonne santé physique, mais est également un bon régulateur de notre trop plein de stress. Lors du match n’hésitez donc pas à vous lever, puis à vous rasseoir, de façon répétée et rapide, en levant ou baissant les bras en les coordonnant avec le reste du corps. Vous pouvez également bondir ou sautiller, voir entamer un tour de votre table au pas de course, pourquoi pas avec vos amis, s’il le souhaitent. De nouveaux chants pourront accompagner ces mouvements, qui auront l’avantage de réguler votre respiration et donc votre rythme cardiaque.
Régime alimentaire
Un mauvais régime alimentaire, déséquilibré et irrégulier, est souvent le signe d’un stress personnel, et d’un désordre intérieur, tant physique que psychique, forts. Il est donc important de savoir bien le réguler et d’avoir une alimentation variée. Ainsi durant le match, variez les boissons entre jus de fruits, bières, vin, etc. ainsi que la nourriture : amuse-gueules, biscuits, charcuterie, pâtisserie. Tout cela contribuera à votre plein épanouissement et permettra que votre gaieté prenne le dessus sur le stress.
Les mots sur les maux
Une excellente méthode pour évacuer son stress est de mettre des mots sur les maux. Autrement dit, d’exprimer sa souffrance, de l’extérioriser, afin de sortir enfin de l’inhibition de l’action dans laquelle on se trouve, ou l’on croit se trouver, souvent lorsque l’on va mal. Durant le match, n’hésitez donc pas à commenter, à donner votre avis, sur votre équipe, sur l’équipe adverse, sur l’arbitre, sur les spectateurs du stade, sur l’ état de la pelouse, sur le climat teuton, bref tout ce qui touche de près ou de loin au match et qui influence de façon évidente son déroulement augmentant ainsi votre stress (puisque plus il y a de facteurs intervenant, moins on a le sentiment de pouvoir les contrôler, un sentiment qui est poussé à son paroxysme lorsque l’on est derrière sa télé). Tous ces commentaires, outre leur fort intérêt analytique, vous permettront de dégager le stress dû au déroulement du match.
L’humour
On l’a déjà vu ici, l’humour fait partie des outils comportementaux intéressants pour bien gérer son stress. Celui-ci a un double effet, d’abord physique, puisque par le mouvement du diaphragme qu’il génère, il constitue une forme de massage interne très bénéfique pour l’organisme. Il participe également à la détente de tous les muscles sollicités lors du rire, et notamment de ceux du visage. Enfin, l’humour a un effet psychique non négligeable puisqu’il participe à une prise de recul parfois nécessaire lorsque par exemple un attaquant refile un sale ballon au lieu de tirer au but, ou encore après une défaite cuisante.
Après le match
Nous abordons maintenant les techniques de gestion du stress à mettre en œuvre en fin de match, une fois le résultat final acquis.
La philosophie
Outre que la philosophie nous apprend des tas de trucs vachement intéressants sur des tas de sujets essentiels à notre survie spirituelle, elle permet également d’apprendre à évaluer les évènements et les situations à leur juste valeur. Et ainsi à ne pas perdre de vue ce qui constitue la substantifique moelle de notre existence sur Terre, et aussi de l’événement considéré. C’est ainsi que si d’aventure votre équipe favorite se retrouve dans les choux à l’issue de la rencontre, vous saurez remettre les choses à leur juste valeur et indiquer qu’il ne s’agit en aucun cas d’une défaite et que de toute façon, ils restent les plus beaux les plus forts. Enfin vous saurez mettre en avant l’apprentissage capital que constitue une contre-performance pour la construction d’un avenir plus radieux, ce dont un vainqueur ne se montrera jamais capable (le sot).
Le pardon
Savoir pardonner peut se révéler particulièrement important pour une personne qui se retrouve engluée dans la rancœur et la frustration d’un passé trop douloureux et qu’elle estime injuste. Cela lui permet de tourner la page et d’apprendre à nouveau à se tourner vers le positif, de reconstruire quelque chose de bon pour elle. Ainsi, apprenez à pardonner, non seulement les adversaires de vos favoris qui ont quand même eut beaucoup de chance, mais aussi les rares joueurs de votre équipe qui n’ont peut-être pas su profiter de chaque occasion comme vous-même auriez pu le faire.
L’onirisme
Laborit a expliquer en quoi la fuite constitue parfois une stratégie efficace voire indispensable pour maintenir son équilibre, et dans les cas les plus extrêmes pour simplement se maintenir en vie. L’onirisme fait partie de ces techniques qui permettent de se détacher de la réalité et d’en envisager une toute autre, plus acceptable et agréable pour nous, qui nous permet donc de conserver un comportement optimiste. On saura, dans le cas qui nous occupe, utiliser à bon escient son imagination et ses rêves pour tracer dans son esprit le parcours idéal que son équipe aurait dû réaliser, en prenant soin de transformer ce songe en réalité tangible pour soi, refusant à quiconque le droit de seulement la remettre en cause. Notons que sur ce point, il est particulièrement important de ne jamais céder, sous peine de remettre en cause tout son équilibre interne.
Vous voilà désormais armés pour affronter votre soirée de dimanche. En espérant que vous aurez l’occasion de mettre en œuvre toutes ces techniques jusqu’au 9 juillet (oui, je suis déjà passé en mode onirique pour ma part, je m’évite ainsi toute désillusion).
P.S : Et dire que je serai dans le train pendant presque tout le match et que je ne verrai, peut-être, que la fin, seul dans une chambre d’hôtel…beuh.
14:55 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
31.05.2006
Sans langue de bois
Jean-François Copé l'a promis, il tient parole.
Evoquant, à la sortie du dernier conseil des ministres, l'affaire de l'amnisite donnée récemment à Guy Drut, et qui secoue visiblement tous les bancs à l'assemblée, le porte parole du gouvernement se fend de cette révélation: "Jacques Chirac savait que l'amnistie de Guy Drut serait impopulaire".
Ainsi donc notre président alors qu'il savait qu'il était en train de faire une connerie, à tout de même voulu aller au bout de celle-ci. Sans doute Copé espère-t-il nous montrer avec cette saillie, dans le souci de transparence qui le caractérise donc désormais, quelle image le gouvernement se fait du panache. C'est vrai qu'un gouvernement qui assume, le menton fièrement relevé, ses crétineries, ça a de la gueule.
Ou pas.
17:33 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
06.04.2006
Les effets de la prière sont impénétrables
Ce soir en ouvrant Le Monde, j'ai voulu lire l'article sur les 15 blogs censés être les plus influents dans la blogosphère française, ou en tout cas parmis les plus lus. Je l'ai parcouru un peu amusé et intrigué de découvrir dans ce grand quotidien un papier qui tente d'analyser le poids que peuvent prendre certains blogs dans les débats actuels. Il y a quelques coquilles dedans (Eolas aurait commencé son blog seulement en avril 2005?) mais bon, c'est sympa.
On y voit des noms attendus, d'autres moins, et puis le papier cherche à définir un peu ce qui fait qu'un blog est considéré comme influent, en récusant la simplicité du nombre de pages lues (ouf j'ai encore une chance alors), et en s'attachant un peu à la qualité et à l'expertise tant du blogueur (mince...) que de ses lecteurs (aaaah :o) ). Mais bon, en fait, je dois vous avouer, que cet article m'a moins intéressé qu'un autre que j'ai trouvé plus insolite !
En effet, celui qui retint le plus mon attention, c'est celui-ci, intitulé: "la prière serait dangereuse pour la santé". Il rapporte une expérience assez cocasse effectuée par seize praticiens dirigés eux-mêmes par deux docteurs, pour évaluer le bénéfice que la prière aurait sur des personnes malades devant subir un pontage coronarien. ll s'agit donc de contrôler expérimentalement si le fait de faire une prière pour une personne mal en point contribue au rétablissement de celle-ci.
Ainsi, trois groupes de malades ont été formés, deux qui ne savaient pas si l'on priait ou non pour eux, et le troisième auquel on avait révélé qu'en sus des soins médicaux, il profiterait d'une mobilisation spécifique auprès du divin. Parmi les deux premiers, l'un bénéficierait toutefois de prières, mais donc, celles-ci seraient faites à l'insu des patients qui le constituaient. Comme on pouvait s'y attendre, les résultats des interventions effectuées sur les deux premiers groupes furent très similaires, d'où il ressortait que la prière n'avait pas d'impact particulier sur le déroulement des choses.
Mais, chose intrigante, il s'avéra que dans le troisième groupe, le taux de complication post-opératoire fut supérieur aux autres, s'élevant à 59% des cas, et que la fréquence des nouveaux infarctus y était aussi plus élevée.
Les auteurs de l'étude avancèrent comme explication que cela provenait probablement du fait que les personnes composant le troisième groupe, ayant été averties que des prières seraient dites pour elles, auraient pu s'en trouver plus stressées en songeant que si des prières étaient dites, c'est que leur état devait être très sérieux. (Où serait-ce que, songeant à l'intervention divine, ces patients se sont vus devoir rendre compte de leurs fautes devant le tribunal du Très Haut ?)
Mais, et là je redeviens sérieux quelques instants, la prière peut également avoir un effet bénéfique sur les personnes, non pas sur celles pour lesquelles on la dit, mais sur celles qui la disent. Elle serait en effet un moyen plutôt efficace pour éloigner les stresseurs en agissant un peu de la même façon que la méditation. Une étude menée en 2000, notamment par l'épidémiologiste David Larson, est ainsi arrivé à la conclusion étonnante que le fait d'avoir la foi et de pratiquer sa religion augmenterait de 29% l'espérance de vie !
L'explication de ce phénomène est en fait assez facile à comprendre. La religion, ou plutôt la foi, si celle-ci est véritablement enracinée chez l'individu (c'est bien l'enracinement de la foi qui constitue le fondement de la religion), est une croyance qui éloigne certaines difficultés, ou tout du moins qui les allège en faisant peser une partie de leur poids sur des épaules divines. Cela contribue donc tout naturellement à un allégement du stress.
Je me souviens, il y a maintenant plusieurs années, j'avais été surpris par un ami alors assez proche, qui étant très croyant, m'avait révélé qu'avant de décider de "sortir" avec celle qui allait plus tard devenir sa femme, il avait ressenti le besoin d'aller prier dans une église, pour demander conseil à Dieu. Sur le moment j'avais trouvé sa démarche surprenante, pour ne pas dire complètement absurde, et je m'étais dit que si son amour était si peu solide qu'il avait besoin de s'en remettre au Seigneur, c'était un bien mauvais signe pour l'avenir de leur couple.
Mais désormais je comprends les choses autrement. Je crois que d'une certaine manière, il a agit de cette façon pour s'enlever le stress qu'il ressentait avant de prendre une décision qui lui paraissait importante. Sans doute était-ce là quelque chose dont il n'avait pas bien conscience, et il a d'ailleurs préféré expliquer ça par la profondeur de sa foi, mais je suis maintenant presque convaincu qu'il s'agissait avant tout pour lui de se libérer d'un poids important, afin d'être d'en de meilleures dispositions au moment d'annoncer sa décision.
Je ne suis toujours pas croyant, mais aujourd'hui je me dis qu'après tout, pourquoi pas? Cela enlève-t-il quelque chose à la sincérité de sa foi? à l'amour qu'il portait à cette fille? Au contraire, il est évident que si ses sentiments n'avaient pas été sincères il n'aurait pas ressenti de stress et il n'aurait pas eu besoin de faire cette démarche. Donc après tout, la prière ne faisant de mal à personne, si elle procure des bienfaits à ceux qui la font, il n'y a là nulle raison de les en blâmer.
Bon, j'hésite un peu quant à la catégorie de ce billet: gestion du stress ou c'est pour de rire ? Hum, c'est pour de rire quand même, parce que se reposer trop sur la prière pour gérer son stress, ce serait moyen.
23:29 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note
20.03.2006
La faille de Christian Blanc
Ce soir Christian Blanc était l'invité de Marie Drucker, pour évoquer essentiellement la question du CPE dans le court face à face qu'elle propose je crois lors de chacun de ses journaux Soir 3 (je crois que ce lien doit mener vers l'émission en question, sans doute dans sa totalité).
Et j'ai trouvé que le député a répondu de façon très confuse aux questions de la journaliste. Il manquait de cohérence, passait du coq à l'âne, évoquait des sujets dont il n'était pas question, dont sa lettre écrite il y a quelques mois pour demander la démission de Chirac. Je n'ai pas souvent vu Christian Blanc à la télé, mais vraiment ce soir il paraissait gêné, emprunté, peu sûr de lui, presque ballot. Il y avait quelque chose d'étrange à le voir tituber ainsi sur les mots.
Oui mais voilà, je crois que l'explication c'est que devant Christian Blanc il y avait la belle Marie. Elle était là, à moins d'un bras de distance de lui. Elle le fixait de ses grands yeux, avec le sérieux de la journaliste précise qu'elle a la réputation d'être, et lui le pauvre Christian, ne savait plus que faire. Il s'est retrouvé comme d'autres, pris au piège par la grâce, et incapable de développer le moindre propos vraiment cohérent.
Mais comment lui en vouloir ?
23:45 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.03.2006
Le gouvernement a trouvé son clown !
Autant je trouve que les pitreries de de Villiers sont souvent agaçantes voire révoltantes de malhonnêteté, autant celles de Renaud Donnedieu de Vabre m'amusent de plus en plus.
Il y a quelque temps déjà j'avais relevé ici une citation rigolote de l'artiste, lâchée au soir du premier coup de théâtre de la controversée loi DADVSI, qui témoignait d'une vision aussi personnelle qu'originale de l'ouverture d'esprit. Mais cette fulgurance n'était qu'un prologue. Je ne sais pas bien ce qui se passe dans la tête de RDDV, mais je me demande un peu si le gouvernement ne se sert pas du prétexte de cette loi, à laquelle encore peu de gens doivent comprendre grand chose et qui ne doit donc pas leur paraître un sujet majeur, pour dérider un peu les foules et nous redonner le sourire.
Car vraiment depuis le début de cette affaire, RDDV ne rate pas une occasion de nous faire rire. D'abord il y a eu récemment l'amusante anecdote des jumeaux de son site lestelechargements.com en .info, .org, .fr, mais qui ne semblaient étrangement pas manifester l'enthousiasme du premier pour le projet du ministre. Puis dans la nuit d'hier à aujourd'hui, un nouvel épisode dans lequel Renaud nous montre comment il enlève et remet un article à sa loi façon Lucky Luke.
Ce qui est rigolo dans l'article du Figaro (lien ci-dessus) c'est les raisons invoquées par RDDV pour la réintroduction de l'article 1 de cette loi, celui qui déchaîne visiblement le plus de polémiques.
"Sur tous les bancs j'ai entendu des questions, des interrogations, je veux qu'il n'y ait aucune ambiguïté. [...] [Je souhaite] une délibération totale, intégrale [dans le] respect des prérogatives des députés."
En lisant ça on se dit qu'il a dû se réveiller dans la nuit en se disant "mince, mon retrait abrupt de l'article 1 de ma jolie loi c'était pas sympa pour les députés quand même. Bon je vais le remettre comme ça on pourra rester copains."
Sauf qu'on a un vague doute sur l'honnêteté de ces propos quand on lit plus loin qu'en fait Renaud aurait craint que sa première décision de faire usage de l'article 84 du règlement de l'assemblée nationale pour retirer un seul article de son projet de loi pourrait ne pas être très constitutionnel. Ce qui en passant valide les doutes émis récemment par Grom.
Mais malgré cela je trouve que RDDV devient plutôt attachant à travers ces péripéties. Dans le fond il s'affirme un peu comme le Pierre Richard du gouvernement, le gars qui se prend les pieds dans le tapis au milieu de gens sérieux et qui se relève en faisant mine de rien. Alors je me prends à rêver. Que les débats sur cette loi durent encore, qu'ils se prolongent au-delà de ce qui est prévu, et qu'on assiste encore à quelques tours de Renaud.
Certains disent que la loi sur l'égalité des chances et notamment la création du CPE serait en passe de faire perdre la droite aux prochaines présidentielles. Et si RDDV parvenait avec sa loi DADVSI ou d'autres futurs projets aussi rigolos à la faire gagner? France qui rit est à moitié conquise?
Add: évidemment Eolas a écrit aujourd'hui un billet 10 fois meilleur sur le sujet. C'est agaçant d'être associé à des gens comme ça.
15:05 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.03.2006
Spiegelman répond au journal Hamshahri
Découverte dans le dernier Courrier International, une série de trois dessins de Art Spiegelman qu'il a réalisés en réponse au concours de dessins sur l'Holocauste lancé par le journal iranien Hamshahri qu'il avait lui-même lancé en représailles de la publication des caricatures de Mahomet dans le désormais célèbre Jyllands-Posten. Je trouve notamment un des trois dessins de Spiegelman excellent et ne résiste pas à l'envie de vous le présenter.

Je n'en ris pas aux larmes, mais tout de même je le trouve très bon. Parce qu'il a plusieurs niveaux de lectures qui le rendent au final très subversif. Spiegelman utilise remarquablement son talent et son humour pour faire passer un message qui me semble dans le fond assez simple: en fait cette histoire est un peu ridicule.
Je signale enfin le blog Israeli anti-semitic cartoons contest qui regroupe les dessins du concours lancé par deux israëliens, Eyal Zusman et Amitaï Sandarovich, également en réponse au journal Hamshahri. A part les dessins on trouve d'autres choses rigolotes. J'ai notamment bien aimé cette histoire, racontée par un commentateur:
" A Jewish business in a Jewish neighborhood in NYC has a sign in the window:
“We would rather do business with 10,000 terrorists, than a single Jew!”
In small print at the bottom
Goldblum Funeral Home "
J'inclus volontairement ce billet dans la catégorie "c'est pour de rire", parce que finalement l'humour est peut-être bien la meilleure façon de communiquer sur cette affaire désormais.
19:25 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.02.2006
Magic Nelson
Cet après-midi Nelson s'est véritablement surpassé dans son commentaire de l'épreuve du 10000m de patinage de vitesse masculine, et cette prestation hors norme qu'il a livrée mérite largement qu'on la souligne.
Dans le duel qui opposait un norvégien dont je n'ai pas retenu le nom, au néerlandais Bob de Jong, qui allait devenir quelques instants plus tard le nouveau champion olympique de la discipline, notre Nelson national nous a offert une extraordinaire envolée lyrique de plus de 10 minutes dont quelques moments devraient être inscrits pour toujours dans les mémoires des téléspectateurs et servir de modèle dans les écoles du commentariat sportif.
Il nous a passé à la moulinette tous les adjectifs de l'exploit figurant dans l'encyclopédie Larousse en 18 volumes, tour après tour il n'en finissait plus de s'extasier sur la dragée sévère que le néerlandais était en train de poser à son rival, on a même refait un tour sur l'histoire d'Hannibal franchissant les Alpes à dos d'éléphants lorsqu'il évoqua la joie que devait ressentir les supporters du maillot orange (je ne me souviens absolument plus comment il en est arrivé là). Nelson était inarrêtable.
Mais le moment de grâce fut atteint lorsqu'à bout de mot pour décrire la mine posée par l'homme en collant, il finit par lâcher l'expression "cuissu batave" pour désigner l'individu: "le cuissu batave est en train de reléguer ses adversaires loin derrière lui !" Nelson était alors totalement en transe, on aurait dit que son travail de commentateur se suffisait à lui-même, qu'il n'avait même plus besoin du moindre support de l'image pour s'épanouir. Et moi je gisais sur le sol, plié de rire.
20:45 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.02.2006
Et pourtant, elle glisse.
Je ne sais pas ce que vous en pensez vous, mais moi j'aime bien l'olympiade hivernale de Turin. On voit comme à chaque compétition sportive quelques beaux moments de bravoure, comme la magnifique 5è place hier de Carole Montillet au super G, quelques jours seulement après sa non moins magnifique (et un peu effrayante) gamelle. Aussi des surprises, des déceptions, tout ça. Et puis aussi, des choses bien rigolotes.
Dans ce domaine, je trouve que cette année, les épreuves de patinage artistique sont particulièrement réjouissantes. D'abord, il y a eu Zhang Zhang et leur nouvelle figure saut de l'ange grand écart. Puis les patineurs masculins, qui sont tous tombés sauf le russe, lors de leur programme libre, d'une façon si régulière que c'en était un peu éberluant. Là je dois dire que je rejoins la remarque que Candeloro a fait à la fin de cette compétition: "voir une finale de jeux olympiques où tous les gars tombent sans arrêt, c'est déprimant".
Ce que j'ai préféré, c'était les premiers du concours, les plus mauvais. On voyait l'inquiétude dans leurs regards avant chaque saut, même pour les doubles boucles piquées sans enchaînement. Les gars faisaient trois tours de piste avant d'être bien sûr de faire leur saut, se pinçaient la lèvre inférieure pour se donner du courage, et puis pouf. C'était peut-être par solidarité que les meilleurs leur ont ainsi emboité le pas?
Enfin, un article du NYT découvert aujourd'hui, au ton plutôt humoristique, achève de susciter mon intérêt pour ce sport gracieux. On y apprend que la propriété glissante de la glace reste un mystère pour les scientifiques. Les uns avanceraient que c'est la densité faible de la glace qui la rend glissante, d'autres que la pression exercée par le pied ou le patin qui se pose sur la glace crée une mince couche d'eau sur laquelle on glisse, etc. Mais au milieu de ces hypothèses compliquées et donc douteuses, il semblerait qu'un sage ait trouvé le fin mot de l'histoire. Je vous livre sa conclusion telle que rapportée par le NYT:
"Perhaps, the surface of ice is simply slippery"
Alors là je dis oui.
P.S: oui, aujourd'hui c'est détente.
17:10 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
03.01.2006
Scoop sur Sarkozy !
En navigant dans mes statistiques du jour, je viens tout juste de tomber sur ça :

Bon c'est écrit tout petit alors je vous aide: en bas c'est la page d'où vient le visiteur, et au dessus le billet sur lequel il est dirigé. Et en bas il est écrit: "Se montrer vulnérable"
Tout le monde sait bien sûr que se montrer vulnérable est une méthode éprouvée pour séduire. Mais ce que Statcounter ne dit pas c'est si notre ministre (car il ne saurait s'agir de quelqu'un d'autre) fait cette recherche en vue de séduire son électorat ou sa douce.
Quelque soit le cas, il risque d'être déçu par le billet sur lequel Google l'a amené. Mais je me permettrais modestement de lui en conseiller la lecture complète ...
P.S : Et si avec un titre pareil je n’attire pas de monde, c’est à désespérer des gens.
17:40 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.12.2005
Auto-shorter de Donnedieu de Vabres
Excellente (si si) interview de notre remarquable (si si aussi) ministre de la culture, Renaud, Donnedieu de Vabres, interrogé sur l'incident qui eut lieu dans la nuit de mercredi à jeudi derniers, reprise en partie dans un article trouvé sur yahoo actualités.
On y déniche notamment cette perle :
"Je suis quelqu'un d'ouvert. Lorsque des amendements s'inscrivent dans une philosophie que je partage, j'y souscris."
Voilà une déclaration d'ouverture qui vaut son pesant de cacahouètes. Donnedieu de Vabres est donc très ouvert aux opinions qui sont identiques aux siennes. Et pour une fois Emmanuel n'aura pas besoin d'user de ses talents pour nous proposer ces versions courtes dont il a le secret.
19:55 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.12.2005
Imprécis de ... euh... de lol et de ptdr
C'est vendredi, le week-end approche, rions un peu. Aujourd'hui je vous conseille la lecture de la dernière planche de Stanislas Gros (qui a décidemment un coup de crayon fantastique) et qui fait une démonstration très rigolote sur les lol, mdr et autre ptdr (on apprend même les traductions étrangères de ces expressions internetiennes).
10:17 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.12.2005
Yaourtide aigüe
A la demande de Quisti que j'ai vu ce soir, je voudrais aborder un sujet des plus sérieux, et qui recquiert votre plus grande attention, donc merci à ceux du fond de faire silence. S'il vous plaît, je ne le répèterai pas, et on arrête de se lancer des bouts de papier aussi. Merci. Bien, ce soir Pikipoki va vous apprendre à manger un yaourt, mais attention, pas n'importe comment. Il ne s'agit bien sûr pas d'une banale méthode qui permet vaguement de terminer un pot et de passer à sa clémentine ensuite, non, là c'est scientifique, c'est précis, c'est afuté (qui a chuchoté "pshychotique" ?)
C'est une méthode que j'ai mise au point il y a déjà quelques années, un peu involontairement d'ailleurs, comme si je la portais dans mon sang et mes gênes depuis mon enfance, un peu comme d'autres semblent être nés qui pour trouver la théorie de la rélativité générale, qui pour trouver le vaccin contre la grippe, qui encore pour faire le tour du monde en 80 jours. Et je dois dire que chaque audience qui eût la joie et l'honneur d'assister à une scène où je mange un yaourt en a toujours conservé un vif souvenir, teinté d'amiration et d'hébétude. Je me souviens même que quand j'étais en prépa, mes camarades guettaient les fois où je prenais un yaourt pour finir mon repas, attendant ensuite fébrilement le moment où je m'en saisirais, afin d'observer, yeux écarquillés, la fascinante manoeuvre. Et ils restaient là, émerveillés, 10 autour de moi à me scruter pour ne pas perdre la moindre miette du spectacle. Encore aujourd'hui je n'ose imaginer la jalousie que cela a dû susciter chez les tables alentour.
Mais revenons à nos pots de yaourt. Evidemment, je réserve ma démonstration pour le pot de yaourt standard, le bon Mamie Nova nature, que je ne vais d'ailleurs pas sucrer, malgré mon goût pour le sucre, pour pouvoir appliquer ma méthode dans les meilleurs conditions.
Primo: se saisir vigoureusement, mais pas violemment afin de ne pas le faire éclater, le pot de yaourt, dans sa main gauche (enfin là c'est pour les droitiers, les gauchers vous faites l'inverse, et les contrariés d'un sens ou de l'autre vous vous débrouillez).
Deuxio: avec la même vigueur saisir avec la main restante une petite cuillière standard (pas les petites cuillères de bébé qui sont allongées dans l'autre sens). Attention, l'essentiel de la technique dépend de cette saisie. Ferme donc, précise (pas de bras qui tremble s'il vous plaît), affutée (on dirait presque une pub Sharp mon truc).
Tertio: on y va. On enlève d'abord l'opercule protecteur avec finesse, il ne doit surtout pas se déchirer en route, sinon vous avez déjà perdu et vous pouvez donner votre yaourt au chien (pas à la poubelle parce que bon il ne faut pas jeter la nourriture). Le mieux c'est ensuite soi d'être seul, soi entouré de gens habitués, pour pouvoir lécher ledit opercule. Et oui, car alors on est bien plus précis pour en retirer toutes les particules yaourtiennes. A la petite cuillère, il en restera toujours un peu. Mais enfin si vous êtes à un dîner d'affaire ou à une présentation aux parents de votre copine (ou copain), je conseille tout de même d'adopter le deuxième solution.
Quarto: en revanche la suite ne souffre aucune restriction. D'une façon ordonnée, et en rythme, manger progressivement chaque coin du yaourt, en dessinant une croube descendante dans celui-ci. On devra à un moment (en général après le deuxième ronde) faire une halte pour attraper la petite pointe de yaourt qu'on aura ainsi formée au centre. Cette pointe semange bien entendu sans entamer les bords restants. On continue ainsi jusqu'à finir les bords situés au fond du yaourt.
Quinto (je ne suis pas sûr que ce soit comme ça qu'o

