Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/08/2005

Travail sur les conditionnements

Billet précédent de la série

 

 

 

Deuxième partie aujourd’hui sur ma petite série concernant la communication et l’écoute. Je vais séparer cette partie en deux billets, afin d’ajouter un point par rapport à ce que j’avais envisagé dans mon introduction.

 

Tout d’abord un petit schéma pour éclaircir un peu les mécanismes de la communication.

medium_schema_communication.6.jpg

Supposons que le message brut de l’émetteur soit A. Il va d’abord passer par le filtre de l’émetteur qui va donner aux mots bruts un sens particulier, une résonance qui est propre à l’émetteur. Le message initial devient alors A’ (dans l’esprit de l’émetteur). Puis il va ensuite arriver au récepteur et va passer également par le filtre de celui-ci. Le message est donc à nouveau transformé. Il devient alors A’’. Au final donc, le message initial A (le sens brut des mots prononcés par l’émetteur) se traduit par A’ pour l’émetteur et par A’’ pour le récepteur. Il y a donc un écart, qui vient de nos filtres, de nos conditionnements.

 

Ces conditionnements peuvent être un rempart important à une bonne communication si nous ne savons pas être assez flexible pour les atténuer. Pour comprendre quel est notre niveau de flexibilité, on peut faire des petits exercices amusants. Il s’agit de détecter nos rigidités quotidiennes. Quand on se lève le matin, on a souvent tendance à mettre le même pied par terre en premier. Pareil quand on lace ses chaussures, on commence toujours par le même pied. Notre montre vient toujours sur le même poignet, le soir pour manger on s’assoit toujours à la même place autour de la table. Dans le canapé quand on regarde un film ou une émission chacun à son coin réservé, l’un près de la lampe du guéridon, l’autre au milieu avec les coussins. Etc.

 

Petit exercice que je vous propose donc : essayez de prendre conscience de vos conditionnements et de changer votre façon de faire. Si vous sentez que vous avez du mal à repérer vos habitudes mécaniques ou qu’il vous est difficile de les modifier, alors vous avez un travail sans doute important à faire sur vos conditionnements, et il est possible que vous ayez des difficultés à vous ouvrir vraiment au discours des autres en surpassant vos conditionnements.

 

Deuxième billet de cette deuxième partie à venir cet après-midi. Je vous laisse méditer d’abord sur ce premier point.

 

 

 

Billet suivant de la série

Commentaires

Pas mal, mais le mot "conditionnement" me gêne un peu je préfère celui de "représentation" et plus précisément celui de représentations socialles qui vient de la psychologie sociale. Terme initié ou plutôt remis à l'ordre du jour par Serge Moscovici et défendu notamment par Denise Jodelet (sous la direction de, Les Représentations Sociales, PUF, 1989)

Écrit par : Quoique | 19/08/2005

Je vois ce que vous voulez dire.
Les représentations sociales dont vous parlez me semblent tout à fait entrer dans le cadre des conditionnements dont je parle.
En fait je trouve pour ma part que le terme conditionnements est plus général, qu'il englobe pus de chose. J'y vois à la fois vos représentations sociales, mais aussi l'ensemble de nos croyances (notamment religieuses mais pas seulement), et tout les petits rien dont on ne perçoit pas forcément l'impact mais qui influencent notre façon de faire et de percevoir les choses.

Écrit par : pikipoki | 19/08/2005

Je crois me souvenir que tout cela est inclus dans le concept des représentations sociales,dans le noyau ou dans sa périphérie.
Dans le noyau c'est difficile de faire évoluer, plus c'est en périphérie plus c'est facile.

Écrit par : Quoique | 20/08/2005

Les commentaires sont fermés.