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09/09/2005

Les massages, c'est le pied

Avec un peu de retard, voici un petit billet sur les massages, et en particulier les massages des pieds. En passant on notera le jeu de mot subtil du titre, je sais j'ai du talent, ne vous prosternez pas pour ça quand même.

 

Lors de la formation que j'ai suivie sur la gestion du stress, nous avons abordé les massages. Ils font partie des techniques qui permettent de se relaxer, de se détendre. Ces techniques sont d'ailleurs nombreuses: relaxations (ça c'est très chouette, si vous voulez tentez l'expérience allez sur mon site de gestion du stress dans le menu particulier et dans les "friandises" vous trouverez en téléchargement libre un fichier audio qui pourra vous permettre de faire une relaxation tout(e) seul(e) comme un(e) grand(e)), yoga, art thérapie, etc. Il en existe vraiment un bon nombre, je ne les indique pas toutes pour vous laisser vous guider par votre curiosité.

 

Deux petites remarques concernant ces techniques. La première c'est qu'il ne faut pas leur accorder une importance plus grande que ce qu'elle méritent. Elles ne sont que des techniques de "surface", elles ne traitent que les symptômes, une fois que ceux-ci sont apparût, mais en aucun cas elles ne peuvent agir sur les causes, ou en tout cas très peu (certaines de ces techniques contiennent un fond plus consistant, comme le yoga qui s'accompagne aussi d'une certaine "philosophie"). La deuxième c'est qu'il faut être prudents vis-à-vis de toutes les "écoles" qui enseignent ces "techniques" et qui promettent bien-être et équilibre. Certaines, sous couvert de bonnes intentions, cachent tout bonnement des sectes. Prudence et esprit critique sont donc de rigueur!

 

Revenons-en maintenant aux massages. La seule chose que je conseille pour que le massage soit vraiment profitable, c'est que vous le fassiez avec une vraie intention de faire du bien à celui ou celle que vous allez masser. Une très grande partie du bien-être qu'il ou elle ressentira viendra de là. Et pour un couple, je pense que ça peut être un moment privilégié, un "petit moment à part" qui permet de se retrouver et de se donner de la tendresse. Bref ça peut être très chouette!

 

medium_pied.jpgParmis les différentes techniques de massages qui existent (et là aussi il y a profusion de choix) il y a les massages des pieds, qu'on appelle aussi la réflexologie. Pour ne pas vous encombrer trop ici, je vous indique simplement ce lien vers le site d'Arnaud Dunand. C'est sans doute le meilleur site que j'ai trouvé sur le sujet. Vous y trouverez tout ce qu'il faut savoir: les zones des pieds qui correspondent aux différents organes du corps, des conseils pour faire votre massage, et aussi des informations théoriques intéressantes. Vraiment très bien.

 

Bon week end à tout le monde et bons massages !

08/09/2005

Cent jours plus tard

Bon, je vous avoue que j'ai pas mal hésité avant de poster ce détournement car je n'en suis pas terriblement content (c'est une sorte de scénario). Mais après tout, c'est mon blog, et je m'autorise à y être médiocre quand je veux (et pis je m'ennuie toujours alors ça m'occupe). Votre indulgence est donc demandée !

 

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Bon, ce soir pour me faire pardonner je posterai un petit billet sur les massages, notamment les massages des pieds.

06/09/2005

L'orgueil, l'écoute, et le déni

Aujourd’hui, je voudrais aborder un sujet en quelque sorte périphérique aux travaux sur la gestion du stress que j’ai déjà proposé, mais qui est complémentaire à certaines remarques que j’ai faites, notamment dans ces billets . Mais qui fait pleinement partie du travail sur soi qui est à mener dans cette démarche de gestion du stress et de développement personnel. Il s’agit de l’orgueil. L’orgueil peut devenir à mon sens un piège dans deux situations types : la communication et la reconnaissance d’une faute.

 

Mais pour entamer ce billet, je voudrais d’abord indiquer en quoi, à mon avis, l’orgueil peut être bon. Il existe un premier degré d’orgueil qui est bénéfique, c’est celui où l’on s’approuve soi-même. Cette mesure là d’orgueil est bonne, et je dirais même nécessaire. C’est celle par laquelle on ose s’affirmer devant les autres, prendre toute sa place parmi eux. C’est celle par laquelle on s’accepte tel que l’on est et qui nous permet d’aller de l’avant en croyant en nous et en nos projets. Peut-être cette définition se rapproche-t-elle en grande partie de la fierté.

 

medium_pyramide_des_besoins.4.gifPassons maintenant aux pièges de l’orgueil. Et d’abord l’impact de celui-ci dans la communication. Nous avons tous, comme le montrait Maslow dans sa très pertinente pyramide des besoins, un besoin de reconnaissance (ou d’estime des autres). La satisfaction de ce besoin fait partie de ce qui nous permet d’être véritablement heureux. Ce besoin de reconnaissance passe, entre autres, par la reconnaissance par les autres de nos idées et de nos opinions, et de la justesse de celles-ci.

 

Et c’est ainsi que naissent les discussions de murs. L’orgueil intervient en nous empêchant d’écouter l’autre, parce qu’on n'accepte pas de faire la moindre erreur (ou plus simplement on n’accepte pas que les autres puissent penser qu’on fait une erreur), et parce qu’il nous fait poser notre besoin de reconnaissance comme une priorité absolue, supérieure au reste, ce reste étant la compréhension pleine du sujet débattu (et on a souvent bien du mal à entrevoir seul tous les tenants et aboutissants d’un sujet), mais aussi le respect pour l’autre et ses opinions (respect ne signifiant bien sûr pas nécessairement adhésion). Ainsi le message qu’on souhaite faire passer n’est plus : « les critiques contre l’administration Bush dans sa gestion des conséquences de l’ouragan Katrina sont justifiées / ou font preuve d’anti-américanisme primaire » mais « mon opinion est intelligente et pertinente, et tu dois comprendre pourquoi, et me donner ma juste valeur »

 

C’est-à-dire qu’on se met soi-même en jeu, au lieu de mettre seulement nos idées en jeu. Si l’autre rejette notre vision des choses, il nous rejette nous aussi en entier pensons-nous. Et nous ne le supportons pas, à cause de notre besoin de reconnaissance, vicié par notre orgueil qui l’a érigé en objectif absolu au détriment du reste. Pourtant, on obtiendrait bien plus sûrement la reconnaissance que l’on appelle de nos vœux en adoptant une attitude mesurée. Il n’y a même rien de plus efficace devant quelqu’un qui commence à s’emporter. La personne se retrouve seule à éructer, et s’aperçoit alors du décalage de son comportement avec celui que vous permettez en restant calme et posé. Parfois c’est même un peu jouissif ;o) C’est un exercice très difficile de percevoir ce qui dans son propre discours est erroné ou partiel (c’est-à-dire d’identifier que nous pensons selon un angle de vue, qui n’englobe donc pas tous les aspect du sujet). Mais lorsqu’on parvient à le faire…

 

Pour illustrer encore ce point, je vais prendre un autre exemple: l’expérience de Stanley Milgram, rapportée dans le film I comme Icare. Elle montre que 63 % de la population est capable d’envoyer des décharges de 450 volts à un inconnu qui n'a rien fait. Comment est-ce possible ? Il suffit de donner à la personne le sentiment d’être déchargée de responsabilité (le professeur, avec sa blouse blanche, semble garant du caractère scientifique de l’expérience, il fait autorité, et l’expérience se déroule dans un hôpital, un endroit sérieux), et de laisser faire l’orgueil. Arrivé à un certain point de l’expérience celui qui inflige les décharges se retrouve coincé entre le mal-être issu de le souffrance qu’il fait subir et son orgueil. Il a accepté jusque là le principe (complètement absurde !) de l’expérience, et arrêter là où il en est serait renier ce qu’il a fait jusque là. Ce serait admettre que depuis le début il se trompe.

 

C’est alors un véritable cercle vicieux qui s’engage. Plus la personne va infliger de souffrance injustifiée à l’autre, plus elle va se sentir mal, mais plus aussi il lui sera difficile d’accepter de reconnaître son tort (parce qu’elle devra admettre qu’elle a fait un mal de plus en plus grand, c’est donc plus difficile). Ce cercle vicieux connaît beaucoup « d’applications » dans la vie courante, et en particulier dans nos relations avec les autres. Nous avons commis une erreur, mais notre orgueil nous empêche de la reconnaître, alors on s’enferre dans un comportement de rejet, et parfois même, pour soutenir notre comportement, qui devient à un moment donné complètement déconnecté de la réalité de ce qui a été vécu, on en arrive à inventer, à fantasmer.

 

medium_villepin.jpgL’une des formes de ces « fantasmes » c’est le déni. Le déni c’est l’opération par laquelle on va refuser d’accepter une réalité, souvent une faute que l’on a commise, à tel point qu’on va se persuader soi-même qu’on n’a jamais commis cette faute, malgré les évidences. C’est ainsi qu’une personne alcoolique, surprise en train de boire, va maladroitement cacher sa bouteille, et devant la personne qui a vu toute la scène, déclarer, de bonne foi, qu’elle n’a pas bu, et que d’ailleurs il n’y a aucune bouteille dans la maison ! Cette personne parle sincèrement, elle croit profondément ce qu’elle dit lorsqu’elle le dit (c’est la raison pour laquelle je suis un peu méfiant vis-à-vis de la sincérité). Mais la culpabilité ressentie à cause de sa faute est telle qu’elle ne peut pas l’accepter et qu'elle se retrouve « obligée » d’utiliser le déni pour s’en défaire. La réalité est trop dure pour qu’elle la regarde en face.

 

Et pour finir, un petit exercice, qui sera particulièrement difficile (voire impossible) pour les hommes (et oui, nous sommes souvent bien plus orgueilleux que les femmes messieurs) : dites aujourd’hui, par téléphone ou de vive voix (c’est le mieux si vous le pouvez) à trois personnes de votre entourage que vous les aimez. Vous trouvez ça difficile, voire insurmontable ? Et bien c’est votre orgueil qui vous en empêche en grande partie, car vous ne supportez pas l’idée de vous montrer vulnérable devant les autres. Mais si vous parvenez à le faire, vous verrez tout ce que ça vous apportera et tout ce que ça apportera à ceux à qui vous le direz. Et ce sera encore plus fort pour ceux qui n’ont pas l’habitude de donner cette tendresse. Essayez. C’est pour vous.

 

(et toc, là ils y en a qui ne doivent pas faire les malins ;o) ).

05/09/2005

Rétention

Ses yeux bleus ont accroché mes souvenirs,

y ont tissés des lianes, posé des racines,

et désormais les retiennent,

captifs.