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27/10/2005

Il est beau mon blog, il est beau !

Depuis quelques temps je suis un peu en panne pour écrire de nouveaux billets de fond sur mon blog. Vous l'avez sans doute remarqué, j'étais plus inspiré et prolofique au début. Il faut dire aussi à ma décharge que la plupart des billets que j'ai posté dans les rubriques Gestion du stress et Réflexions et débats m'ont souvent pris beaucoup de temps (parfois 3 ou 4 heures de travail pour les structurer convenablement), et que je ne peux pas répéter cela éternellement. J'essaie de relancer quelques lectures qui me donneraient un peu de matière pour vous proposer de nouvelles idées, mais ce n'est pas évident. Au passage vous aurez remarquez comme je me voue corps et âme à votre service ;o)

 

Du coup la fréquentation de ce blog, déjà limitée, se réduit de plus en plus (et c'est bien normal). Le constatant avec une certaine tristesse j'ai parcouru d'un oeil vague la blogosphère du jour et j'ai trouvé un truc rigolo qui m'apprend que mon blog aurait quand même une petite valeur (enfin modeste en comparaison à celle que vous trouverez pour les gens que j'ai dans mes liens mais bon).

 

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Vous pouvez faire le test ici: http://www.business-opportunities.biz/projects/how-much-i...

 

P.S: en revanche je note que si mon blog est peu fréquenté, il est bien fréquenté. Vous avez vu les gens qui viennent y déposer un commentaire? La classe. ;o)

25/10/2005

Retour de nostalgie

Ce soir je suis allé récupérer des agrandissements de certaines de mes photos prises lors de mon voyage aux Etats-Unis. Il y en a 15, et chacune d'elle soulève des souvenirs qui me remontent à la gorge, et cette fois-ci en grand, en vraiment grand (j'ai fais faire des agrandissements format A4).

 

J'ai déjà eu du mal à revenir, et les images, les expériences vécues là-bas me reviennent encore régulièrement comme autant d'appel au voyage (j'ai même un petit projet qui grimpe doucement, mais ça ne pourra pas se faire avant quelques temps, deux ou trois ans je pense).

 

J'ai fais un petit kaléidoscope rapidos de ces photos agrandies. L'éclairage n'est pas bon mais avec ces formats difficile de trouver une façon simple de photographier tout en même temps. Donc ça rogne à droite, c'est trop orange, le lustre se reflète dedans, tout ça, mais bon.

 

Moi ça me fait tout de même rêver...

 

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Réflexes et réflexions

Ce texte s’appuie en partie sur une analyse réalisée par Jean Krakowiecki, grand adepte de Laborit s’il en est et fondateur de l’I.R.S - Institut de Recherche sur le Stress. Je profite de ce prologue pour indiquer que pour ma part je ne me défini pas comme un grand adepte de Laborit. Je ne connais ses travaux que de façon (très) partielle, et si je le cite ici, c'est en grande partie pour proposer une réflexion qui a l'intérêt d'être à la fois originale et très argumentée. Concernant Jean Krakowiecki, il est l'expert avec lequel j'ai mis au point le site de gestion du stress en lien dans la colonne de droite. J'ai pris mes distances avec lui après quelques temps de collaboration pour des raisons particulières, mais ses travaux n'en restent pas moins eux aussi interpellant. Mais revenons à nos moutons.

 

Je vous propose aujourd'hui un retour un peu plus précis sur le fonctionnement de notre cerveau tel que Laborit l’a décrit. A la fois biologiste et sociologue, Laborit tenta notamment de découvrir par quelles parties de notre cerveau est commandé tel ou tel comportement. Le cerveau, rappelons-le, peut se décomposer en trois parties principales : le cerveau reptilien, le système lymbique, et le néo-cortex. Petite revue de chacun d’entre eux.

 

Le cerveau reptilien : il est le siège de nos réflexes les plus ancestraux. Cette partie de notre cerveau est essentiellement programmée sur notre instinct. Elle couvre les activités telles que le rut et l’accouplement (à ce propos j’ai toujours trouvé que la drague en boîte ressemblait fortement aux danses amoureuses développées par les animaux), la chasse (qu’on observe encore de façon détournée lorsque nos supermarchés font des « superpromos »), l’établissement de hiérarchies sociales, etc. Il est même possible que l’influence du reptilien s’étendent à d’autres comportements qu’on voudrait croire plus nobles : le respect de la tradition (parée de ses fameuses « valeurs ») qui ne serait qu’obéissance à des rites cérémoniaux, l’établissement de nos convictions, reflet de notre simple soumission au conformisme de notre époque, ou de notre volonté de reconnaissance du groupe auquel on souhaite être rattaché (en fonction des objets gratifiants qu’ils nous propose), etc. La difficulté majeure posée par le cerveau reptilien est que l’influence de celui-ci est majoritairement inconsciente. Ce sont des réflexes quasiment innés qui entrent en jeu, et il nous est bien souvent difficile de les remarquer car nous les « habillons » d’autres éléments, et parfois même nous les maquillons.

 

Le système lymbique : il est le siège des émotions, et de leur expression. Selon Laborit, le système lymbique est celui qui a pour tâche d’assurer notre survie. On a peur devant un danger alors on fuit, pour se protéger, etc.  Le système lymbique est donc ce par quoi nous allons chercher à nous protéger, à protéger notre équilibre biologique notamment. Son action est aussi principalement inconsciente. Ce par quoi nous allons parfois en prendre conscience ce sont nos tremblements de genoux, nos sueurs, nos mains moites, nos battements de cœur accélérés. Mais il est amusant de constater que ce sont ces symptômes qui nous font comprendre dans quel état nous sommes, et que si cette expression biologique de notre état ne nous donnait pas cette information, nous resterions probablement sourds aux chamboulements que nous pouvons être amenés à vivre.

 

Le néo-cortex : il englobe le cerveau reptilien et le système lymbique. Il est la partie la plus développée de notre cerveau et est le siège notamment de l’imagination, de l’anticipation. Lorsque nous réfléchissons, conceptualisons, etc. c’est à lui que nous faisons appel. Laborit souligne un vice majeur dans l’exploitation que nous faisons des capacités qu’il nous donne. C’est que nous avons tendance à l’utiliser pour interpréter et souvent pour justifier nos pulsions primitives, en mettant des explications parfois d’ordre abstrait sur des comportements « primitifs ». En agissant ainsi on va justifier entre autres nos réflexes ancestraux en les parant des habits nobles de la réflexion. Essayez de faire remarquer à un d’jeun dans le vent que lorsqu’il drague il ne fait que répondre à un instinct primal, biologique, et qu’il est alors semblable au pan qui déploie sa queue (ahem). Vous verrez comment il enrobera sa réponse (enfin s’il ne se contente pas de vous insulter).

 

En fait l’élément important que pointe Laborit c’est que cet ennoblissement de nos comportements primitifs inconscients par des explications construites au niveau du néo-cortex nous empêche de mesurer de façon juste l’influence notamment de notre cerveau reptilien sur nos actions. On se ferme alors l’accès à la compréhension de certains fondements de nos attitudes, de nos choix. Difficile d’évoluer correctement dans ces conditions. Et difficile surtout d’apprendre à moins lever la patte pour marquer notre territoire, signaler notre présence, ou être celui qui écrit l’histoire !

24/10/2005

Mon rubik et moi

Quand je suis chez moi, une de mes occupations principales est… de m’occuper les mains. Peut-être est-ce là le signe d’un stress refoulé, mais toujours est-il que j’aime bien avoir quelque chose dans les mains à triturer, à tourner, à lancer, à attraper, etc. Pour satisfaire ce besoin, j’ai deux préférences nettes : mes balles de jonglage (ce que j’adore faire notamment c’est prendre deux balles dans une main et les faire tourner à la façon des boules chinoises (j’ai aussi des boules chinoises, mais je les trouve moins agréables à utiliser parce que trop petites et du coup la sensation du mouvement sur la main est moins chouette), et mon Rubik Cube (j’ai découvert le Rubik beaucoup plus récemment que le jonglage que je pratique déjà depuis plus de 10 ans, on trouve d’ailleurs tout ce qu’il faut pour le résoudre sur Internet). Mais je me lasse de plus en plus de ce dernier parce que maintenant que je sais assez bien comment le résoudre je répète toujours les mêmes choses. En plus il se fait un peu vieux et les faces ne tournent plus très bien.

 

Mais hier soir, son intérêt à été relancé un court instant quand tite nièce m’a présenté celui qu’elle avait récupéré à la boite de sa maman. Il présentait en effet une originalité puisque chacune de ses faces était agrémentée d’un décor : un mot en arabesque, un pub ou une image. Moi, faisant fi de ces détails, je m’en saisit : une première face, la couronne, les cubes côtés, un petit coup de d’h2dh2d’hdh, puis les coins et moins de deux minutes plus tard je jette nonchalamment l’objet vaincu sur la table, devant tite nièce ébahie.

 

Mais c’est alors que survient un phénomène étrange. Tite nièce, à peine s’est-elle emparée de l’objet lâche : « ah non il est pas bon ! ». Choqué de tant d’outrecuidance juvénile après ma pourtant brillante démonstration, mon sang ne fait qu’un tour et je réplique du tac o’ tac : « ah si il est bon, il ne peut pas ne pas être bon, puisque toutes les couleurs sont reconstituées. Le Rubik Cube répond à un algorithme mathématique intraitable avec l’imagination des petites filles de 8 ans, donc j’ai bon et c’est tout ». Et toc. Elle, étourdie par mon aplomb et encore sous le choc du coup de l’algorithme (ça vous case un gosse tranquille un truc comme ça), bredouille quand même : « ben si, pourtant moi je l’ai déjà vu avec les mots bien reconstitués ». « Non mais n’insiste pas » m’énervé-je « je te dis que c’est pas possible ». Elle abandonne la partie, mais tout de même intrigué, je me décide à le refaire pour voir si quelque chose change.

 

Et là chers lecteurs, après avoir résolu le Rubik une deuxième fois, mes certitudes commencent à vaciller, et le doute à me tarauder sans d'ailleurs le moindre égard pour l'homme d’une si grande sensibilité  que je suis (oui j’ai à peu près toutes les qualités, sauf peut-être celle qui permet de bricoler correctement. Ne me demandez jamais de venir chez vous-même pour monter un meuble Ikéa en kit, ce serait un désastre, d’ailleurs c’est pas la peine d’insister ce week-end là j’ai déjà quelque chose de prévu) : car il a changé ! Certains mots qui n’étaient pas bien écris la première fois le sont alors, et ceux qui étaient bien écris ne le sont plus. Mais que se passe-t-il ? Mais qu'est-ce qui se passe?

 

Au début, ne parvenant pas à me résoudre à l’effondrement si brutal et imprévu de mes connaissances rubikiennes, j’élabore une théorie que je lance à tite nièce pour preuve que je ne me trompe pas tout à fait : « en fait on peut alternativement reformer correctement certains mots, mais jamais tous ensembles ». Mais un détail me titille tout de même : l’image de la maison semble toujours correctement reconstituée. Pourquoi bénéficierait-elle d’un tel traitement de faveur ? me demandé-je de plus en plus interloqué. Tite nièce me rétorque que non, parfois elle n’est pas bien dessinée : moi toujours sourd à ses remarques pourtant avisées, je réponds rapidement que non, qu’elle est toujours bien dessinées et que donc y’a un problème quelque part.

 

Je recommence encore une fois le cube, et en regardant de plus près, je m’aperçois en effet que la maison n’est pas bien dessinée ! Je me suis en fait laissé berner par le dessin central qui est un peu confus et qui peut laisser croire qu’il est toujours dans le bon sens. Mais il ne l’est pas ! Constatant cela je comprends soudain d’où vient mon erreur. Toute l’organisation du Rubik est nécessairement figée… au niveau des couronnes, et seulement pour elles ! Evidemment les centres ne bougent pas par rapport aux autres cubes, mais en revanche ils peuvent tout à fait tourner sur eux-mêmes. Le Rubik sous sa forme classique ne fait pas apparaître cet aspect du jeu puisqu’on ne voit pas la rotation d’un cube de couleur uniforme. Mais avec un dessin le Rubik prend soudain une autre dimension.

 

Qu’il convient de résoudre pardi ! J’ai perdu la face par péché d’orgueil, il me faut maintenant réparer la chose en trouvant comment reconstitué ce Rubik d’un genre nouveau. Mais cela s’annonce d’emblée assez facile. En fait après avoir bien reconstitué la première face, il suffit de s’attaquer aux cubes centraux des faces latérales du cube (donc pas celle qui est située à l’opposé de la première reconstituée), et de faire tourner les centres un à un. Ensuite il ne reste qu’à tourner correctement le cube central de la face opposée, ce pour quoi la manipulation d’h2dh2d’hdh répétée plusieurs fois s’avère parfaite. Le reste n’est que répétition de la résolution d’un cube classique. Trouvé !

 

Je repars content, laissant tite nièce dormir, mais tout de même… saleté d’orgueil.