04/12/2005
Yaourtide aigüe
A la demande de Quisti que j'ai vu ce soir, je voudrais aborder un sujet des plus sérieux, et qui recquiert votre plus grande attention, donc merci à ceux du fond de faire silence. S'il vous plaît, je ne le répèterai pas, et on arrête de se lancer des bouts de papier aussi. Merci. Bien, ce soir Pikipoki va vous apprendre à manger un yaourt, mais attention, pas n'importe comment. Il ne s'agit bien sûr pas d'une banale méthode qui permet vaguement de terminer un pot et de passer à sa clémentine ensuite, non, là c'est scientifique, c'est précis, c'est afuté (qui a chuchoté "pshychotique" ?)
C'est une méthode que j'ai mise au point il y a déjà quelques années, un peu involontairement d'ailleurs, comme si je la portais dans mon sang et mes gênes depuis mon enfance, un peu comme d'autres semblent être nés qui pour trouver la théorie de la rélativité générale, qui pour trouver le vaccin contre la grippe, qui encore pour faire le tour du monde en 80 jours. Et je dois dire que chaque audience qui eût la joie et l'honneur d'assister à une scène où je mange un yaourt en a toujours conservé un vif souvenir, teinté d'amiration et d'hébétude. Je me souviens même que quand j'étais en prépa, mes camarades guettaient les fois où je prenais un yaourt pour finir mon repas, attendant ensuite fébrilement le moment où je m'en saisirais, afin d'observer, yeux écarquillés, la fascinante manoeuvre. Et ils restaient là, émerveillés, 10 autour de moi à me scruter pour ne pas perdre la moindre miette du spectacle. Encore aujourd'hui je n'ose imaginer la jalousie que cela a dû susciter chez les tables alentour.
Mais revenons à nos pots de yaourt. Evidemment, je réserve ma démonstration pour le pot de yaourt standard, le bon Mamie Nova nature, que je ne vais d'ailleurs pas sucrer, malgré mon goût pour le sucre, pour pouvoir appliquer ma méthode dans les meilleurs conditions.
Primo: se saisir vigoureusement, mais pas violemment afin de ne pas le faire éclater, le pot de yaourt, dans sa main gauche (enfin là c'est pour les droitiers, les gauchers vous faites l'inverse, et les contrariés d'un sens ou de l'autre vous vous débrouillez).
Deuxio: avec la même vigueur saisir avec la main restante une petite cuillière standard (pas les petites cuillères de bébé qui sont allongées dans l'autre sens). Attention, l'essentiel de la technique dépend de cette saisie. Ferme donc, précise (pas de bras qui tremble s'il vous plaît), affutée (on dirait presque une pub Sharp mon truc).
Tertio: on y va. On enlève d'abord l'opercule protecteur avec finesse, il ne doit surtout pas se déchirer en route, sinon vous avez déjà perdu et vous pouvez donner votre yaourt au chien (pas à la poubelle parce que bon il ne faut pas jeter la nourriture). Le mieux c'est ensuite soi d'être seul, soi entouré de gens habitués, pour pouvoir lécher ledit opercule. Et oui, car alors on est bien plus précis pour en retirer toutes les particules yaourtiennes. A la petite cuillère, il en restera toujours un peu. Mais enfin si vous êtes à un dîner d'affaire ou à une présentation aux parents de votre copine (ou copain), je conseille tout de même d'adopter le deuxième solution.
Quarto: en revanche la suite ne souffre aucune restriction. D'une façon ordonnée, et en rythme, manger progressivement chaque coin du yaourt, en dessinant une croube descendante dans celui-ci. On devra à un moment (en général après le deuxième ronde) faire une halte pour attraper la petite pointe de yaourt qu'on aura ainsi formée au centre. Cette pointe semange bien entendu sans entamer les bords restants. On continue ainsi jusqu'à finir les bords situés au fond du yaourt.
Quinto (je ne suis pas sûr que ce soit comme ça qu'on dise, mais enfin reconnaissez qu'on s'en fout): terminer le fond du yaourt en appliquant la même méthode rotative, jusqu'à éliminer toute trace de yaourt. On pourra (pour les plus maladroits ou les débutants) racler un peu les bords sur lesquels seraient restés quelques résidus lactés.
Sexto (là je suis à peu près sûr de moi): poser son yaourt rendu état neuf (mais vide) eu milieu de son assiette, et sa cuillière sur le bord de l'assiette. L'opération en tout ne doit pas prendre plus de 15 secondes.
Voilà, vous êtes enfin parés pour manger vos yaourts scientifiquement. Vous ferez des jaloux vous verrez.
22:25 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (5) |
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02/12/2005
Mots perdus

Lenteur résolue aux ombres
des pas si peu décidés,
des élans avortés.
20:05 Publié dans Un peu de poésie | Lien permanent | Commentaires (0) |
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01/12/2005
Pensée au matin
Enfin un nouveau billet sur la gestion du stress. je dois dire qu'il va désormais m'être difficile d'en ajouter beaucoup. En effet la gestion du stress, si elle est une discipline riche offre toutefois moins matière a disserter que l'actualité par exemple qui par définition apporte régulièrement de nouveaux sujets. Avec les billets que j'ai déjà rédigé dans ce domaine donc, j'ai un peu l'impression d'avoir fait le tour de l'essentiel, et ce que je pourrais ajouter serait plus de l'ordre de la reformulation. J'invite donc mes lecteurs intéressés par la question à s'en retourner vers mes anciens billets, ou s'ils le souhaitent à m'adresser des demandes spécifiques sur tel ou tel point. Je n'aurais peut-être pas toujours la connaissance suffisante pour les aborder de façon complète, mais je ferais de mon mieux et cela permettrait un échange certainement très intéressant.
Aujourd'hui, ce n'est pas un billet de fond que je propose, mais plus une suggestion, une idée à mettre en pratique et qui permet d'orienter sa vie de façon positive et joyeuse. Je l'ai déjà reprise sur mon site de gestion du stress dans la rubrique "friandises", et cette idée vient de la lecture d'un livre de Richard Carlson intitulé, Ne vous noyez pas dans un verre d'eau (un livre intéressant et que je conseille, même si pour ma part je ne reprends pas les idées rattachées à la croyance en Dieu, puisque je ne suis pas croyant).
Une des meilleures façon de bien commencer sa journée c'est, juste au moment où vous vous levez, quand vous êtes encore assis sur votre lit avec ces quelques vapeurs de rêves qui s'accrochent encore à vous, de penser à quelqu'un, et de lui adresser par la pensée un message de sympathie, d'amour. Cela peut être n'importe qui, une personne proche, un ami, un collègue, un inconnu croisé la veille et dont le visage vous revient. Ce qui compte, comme toujours, c'est la profondeur et la sincérité de votre démarche. Si vous ne sentez pas vraiment en vous résonner le message de votre pensée, alors c'est inefficace.
Une fois que vous avez trouvé la personne, vous lui envoyez une message du type: "je te souhaite une très bonne journée, pleine de joie et de bien-être". Le mieux c'est que vous trouviez vous-même la formulation qui vous convient, qui peut bien sûr changer selon la personne à qui vous adressez votre message. Laissez aller votre spontanéité pour cela, elle fera très bien les choses. Cela permet de démarrer sa journée sur un sentiment positif, et ainsi de se conditionner en quelque sorte à être plus heureux, plus léger, et également plus attentif aux autres. Et peut-être vous apercevrez-vous parfois de ce que vous avez oublié de dire aux gens de vive voix ...

P.S: certains penseront peut-être que cette idée est un peu trop parfumée à l'eau de rose. Mais prenez le temps d'y réfléchir. C'est pour vous.
11:55 Publié dans Un peu de développement personnel | Lien permanent | Commentaires (3) |
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28/11/2005
J'ai viré dingo
Non non j'ai pas viré le pote à Mickey de Disneyland, non j'ai viré dingo, moi je veux dire, je suis devenu malade du dessus du cou, accidenté des cellules grises, dérangé du spongieux. Bon j'vous esspique:
La semaine dernière j'étais en déplacement professionnel dans le sud ouest entre Bordeaux et Angoulême. J'avais pris une voiture de location pour effectuer mes trajets hôtel-agence ainsi que pour faire la liaison entre les deux villes. Et à Angoulême, vendredi matin, surprise, plus de voiture! La veille j'avais pas mal tourné en rond dans le centre ville pour trouver une place de parking parce que l'hôtel n'en a pas. J'ai tourné, tourné, et j'ai fini par me garer dans une rue, en contrebas donc. Et le matin en y retournant, plus de voiture, redonc.
Ma première réaction fut de me dire: "merde, j'aurais dû noter l'adresse exacte de l'endroit où je me suis garé". Oui je fonctionne toujours comme ça, je ne note pas l'adresse mais je repère les lieux visuellement, et en général ça me suffit. Mais là, comme j'avais pas pris l'adresse et que c'était la première fois que je venais à Angoulême, ben j'ai commencé à me dire que c'était moi qui ne me souvenais plus de l'endroit où je m'étais garé. Finaud quoi. Alors je commence, avec mes bagages et un sympathique mal de dos, à tourner dans les rues adjacentes pour vérifier si la voiture ne s'est pas déplacée toute seule pour me faire une blague. Au bout de quelques minutes je m'agace, surtout avec mes bagages qui me fatiguent, et puis je décide que bon, ça va bien, je vais reposer mes bagages à l'hôtel et continuer à chercher. Je redescends de l'hôtel vers l'endroit supposé où je me suis garé, et je m'aventure un peu plus loin que précédemment pour vraiment bien vérifier.
Mais rien à faire, pas de voiture. Super. Bon alors coup de téléphone au directeur de l'agence: "oui bonjour, je vais être en retard car ma voiture de location a été volée. - Ah mince. Bon je viens vous chercher, et on ira au commissariat faire le dépôt de plainte ensemble. -Bon à tout de suite". Entre le commissariat qui n'a pas les papiers nécessaires, l'agence, re le commissariat, l'attente et tout, ma matinée est entièrement bouffée. Mais enfin l'affaire se termine pas trop mal: véhicule volé "ça arrive souvent" me dit le sous-brigadier qui enregistre ma plainte avant de me raconter qu'il est quelqu'un hors du commun et qu'il va d'ailleurs bientôt écrire un livre à nul autre pareil pour raconter sa vie (je suis impatient de voir ça à la Fnac). Je me sens donc un peu rassuré et me dis que bon, je me suis pas planté, j'étais bien garé là où je pensais et tout rentre dans l'ordre.
Sauf que depuis la voiture à été retrouvée intacte, porte fermée, sur les remparts de la ville, donc EN HAUT par rapport à l'hôtel. "Hin, quoi?" que je fais à l'agent de police préposé aux appels aux handicapés. "Ben oui votre voiture on l'a retrouvée de l'autre côté du centre ville, sur les remparts, pas très loin remarquez. - Mais c'est impossible je l'ai garé en bas, même qu'il y avait un petit parking en épis sur le côté, où je me suis pas arrêté au premier coup, je suis descendu un peu j'ai vu qu'il y avait quelques places mais comme je voulais pas me garer trop loin je suis remonté vers le parking aux épis, mais comme il était plein finalement je me suis garé encore un peu plus bas. - Ben oui mais là elle est sur les remparts la voiture. - Bon.... ben merci."
Bon, j'ai peut-etre une explication. Vous savez il y a l'histoire de la loi du chaos là en sciences hin. Et puis des trucs où qu'on y comprend pas tout, comme l'autre fois où mon pote (qui est vachement calé en sciences, je fais quand même attention à mes sources) m'a expliquer qu'en théorie il est possible qu'on joue au passe-muraille sans se cogner parce que les atomes ils peuvent ne pas vouloir se rencontrer, surtout si ils peuvent pas se blairer (le problème donc me suis-je alors dit, c'est que les atomes humains et les atomes muraux ils s'aiment bien). Et puis je me souviens aussi du film JFK, quand Kevin explique à l'assistance médusée qu'en physique théorique on peut démontrer qu'un éléphant peut rester suspendu au dessus d'un ravin la queue accrochée à une pâquerette. Alors si le coup du mur et celui de l'éléphant ils sont vrais je me dis qu'il est aussi possible d'imaginer que le sol se déplace, sans nous entraîner avec lui. Du coup, ce qui a pu se passer c'est que durant la nuit, la ville d'Angoulême s'est mise à tourner sur elle-même, autour d'un axe qui passe par mon hôtel, SANS ENTRAINER MA VOITURE DE LOCATION MAIS EN PRENANT TOUT LE RESTE, puis elle a refait un tour un peu plus tard, après qu'elle se soit bien amusée, pour quand même pas que ce soit trop le bordel pour les gens le matin, CETTE FOIS-CI EN PRENANT MA VOITURE AVEC LE RESTE. Du coup ma voiture ne s'est pas retrouvée au même endroit. C'est un peu comme un manège mais avec un moment de flottement où un des canassons ne suit pas le mouvement du reste vous voyez?
J'ai rendez-vous chez le docteur cet après-midi. Je crois que je devine sa prescription...

12:20 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (10) |
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