22/04/2007
Deux victoires, au moins
Les résultats du premier tour présentent pour moi deux victoires. Au moins deux.
La première, c'est la victoire du taux de participation. Entre 83% et 85% en gros. Soit un taux similaire aux élections du début de la Vè république, largement au dessus de celui des dernières présidentielles, et bien sûr bien supérieur à celui de 2002 (pour rappel, un peu plus de 71%). Ce taux de participation est loin, très loin d'être un détail. Il montre une chose importante : les français se sentent concernés par la politique, ils s'y intéressent vraiment. Ce qui me marque là, c'est de faire ce constat, en sachant que parallèlement, plusieurs études montrent qu'environ les 2/3 d'entre eux, euh pardon d'entre nous, ne nous reconnaissons pourtant pas dans la manière dont elle est menée depuis des années. Il y a là le signe d'un essai qui ne demande qu'à être marqué, mais qui ne l'est toujours pas. Peut-on espérer?
La deuxième victoire, c'est le score faible de Le Pen, qui est certainement en partie le reflet du fort taux d'abstention. On sait qu'historiquement des taux de participation bas favorisent l'extrême droite, ce qu'on a vu en 2002. Cette année, le FN est enfoncé à un score très bas par rapport à ce qu'il espérait sans doute. Et voir ce soir le visage de Le Pen, si amer et fermé, et l'entendre dire qu'en gros, les français sont des cons parce qu'ils lui ont mis une claque, était particulièrement jouissif.
Aaah, dommage que je ne sois finalement pas à La république des blogs ce soir. J'aurai aimé partager ce plaisir avec mes camarades.
21:40 Publié dans Un peu d'actualité et de politique | Lien permanent | Commentaires (0) |
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21/04/2007
Mon pronostic
15:15 Publié dans Un peu de rire | Lien permanent | Commentaires (10) |
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19/04/2007
La légende des comportements: l'agressivité d'angoisse ou d'irritabilité
Dernier type d’agressivité dont je voudrais parler ici, avant probablement de revenir de façon synthétique sur tout ce que j’ai pu dire jusqu’à maintenant sur la notion d’agressivité : l’agressivité d’angoisse ou d’irritabilité.
Dans la situation où un individu est agressé par un autre, la lutte peut ne pas s’avérer être la meilleure solution. S’il perd, cela peut se faire par sa propre disparition. C’est la raison pour laquelle la fuite est souvent l’attitude privilégiée. Mais lorsque celle-ci n’est pas possible, et dans le milieu social, les cas d’impossibilité de fuite sont nombreux, il ne reste à l’individu comme seule possibilité que l’inhibition de l’action.
Nous avons vu que celle-ci stimule la production de glucocorticoïdes, qui elles-mêmes stimulent à leur tour le système inhibiteur de l’action (ou SIA). L’inhibition de l’action est donc un cercle vicieux dans lequel il est parfois bien difficile de sortir. Il en résulte une attente en tension de l’individu, un peu comme le hérisson qui s’arrête net au milieu du jardin lorsqu’on se fait entendre près de lui. Cette attente en tension, dans l’angoisse de l’instant d’après, crée un déséquilibre biologique important, dont j’ai déjà rapporté quelques unes des conséquences les plus importantes.
Pour sortir du comportement inhibiteur de l’action, l’individu n’a pas d’autre solution que de se mettre à nouveau en action, soit par la fuite, soit par la lutte. S’il choisit la lutte, c’est l’intensité de la tension d’attente dans laquelle il se trouvait précédemment, qui va souvent influencer l’intensité de l’agressivité qu’il va alors dégager. Certaines situations d’attente en tension peuvent ainsi aboutir à de véritables explosions de violence. C’est ce que l’on nomme familièrement un « pétage de plomb » lorsque cela intervient à un niveau individuel, et au niveau collectif cela se traduit par certaines émeutes ou révoltes.
Cette agressivité née d’une situation d’angoisse, n’est pas liée à l’inné. En effet, pour avoir lieu, elle suppose que l’individu ait préalablement appris quels « bénéfices » il peut tirer de l’inhibition de l’action, à savoir l’évitement du pire pouvant survenir dans un comportement de lutte : il faut qu’il ait compris que parfois l’action est inefficace voire nuisible. C’est donc un comportement acquis. Que l’agressivité en elle-même puisse être liée à l’inné ni change pas grand-chose, l’agressivité d’angoisse ou d’irritabilité ne pouvant intervenir que si l’individu perçoit qu’il perd moins en s’inhibant qu’en luttant.
Mais comme dans le cas de l’agressivité défensive, l’agressivité liée aux situations d’inhibition de l’action n’est elle aussi qu’un chapitre de l’agressivité de compétition. C’est en particulier le cas concernant l’expression sociale de cette agressivité, puisque l’inhibition de l’action en situation sociale provient quasiment exclusivement de l’ascendant exercé par les dominants sur les dominés.
L’exemple le plus simple, et nombreux sont ceux à l’avoir connu, intervient dans le cadre professionnel, lorsque l’individu est pris entre un responsable hiérarchique tyrannique et l’obligation de conserver son emploi afin de nourrir sa famille. Cette obligation interdit tout comportement de révolte et de lutte face au supérieur hiérarchique. Et puisque l’individu ne peut fuir (puisqu’il doit garder son travail), il entre alors bien souvent en inhibition de l’action. Ce n’est pas un hasard si ce sont les populations les plus pauvres qui remplissent le plus souvent les cabinets des médecins (enfin, oui, quand ils en ont les moyens, c’est vrai).
Il faut bien comprendre, encore une fois, que cette agressivité d’inhibition de l’action, n’est pas une agressivité gratuite. Elle ne sort pas d’elle-même, par un caractère inné chez les individus mis en situation de soumission, qui ne serait dans le fond que des agresseurs en puissance. Elle répond, comme les autres types d’agressivité que j’ai abordés ici, à un besoin de l’individu de sortir d’une position comportementale qui le mène à sa perte. Elle est une réponse. La lutte présente bien sûr un risque, mais lorsque ce risque semble moins fort qu’est sûre le malaise de la soumission, l’individu fait le choix de l’agressivité.
Je voudrais terminer ce billet par une rapide considération sur un phénomène qui me paraît grandissant dans les sociétés modernes : le développement des comportements auto-destructeurs. Lorsque l’agressivité de l’individu en situation d’angoisse ne peut s’orienter vers les autres individus, il va parfois choisir de l’orienter vers lui-même. Il me semble que c’est en partie le cas dans les comportements suicidaires. Je vois également un fondement similaire dans tous les comportements auto-destructeurs liés de près ou de loin à la toxicomanie. L’alcool, la cigarette, toutes les formes de drogues sont des produits dont le niveau de consommation constitue peut être un indicateur significatif de l’agressivité sociale générée dans une société donnée. Je ne veux pas être catégorique sur ce point, mais cela me semble être une piste pas tout à fait ridicule.
Désormais, pour clore cette série, il reste à étudier quelques exemples qui illustrent les points importants que j’ai relevé en m’appuyant sur Laborit. Cela nécessite toutefois un travail un peu conséquent et ce billet de synthèse pourrait ne pas arriver très vite. En tout cas il y a peu de chance que je le rédige demain.
00:50 Publié dans Un peu d'analyse comportementale | Lien permanent | Commentaires (1) |
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16/04/2007
La bonté gratuite rend plus heureux
Laurent a laissé un commentaire qui me rappelle un peu aux premières amours de ce blog, que j'ai, je dois le reconnaître,h un peu laissées de côté pour m'adonner de plus en plus à de l'analyse comportementale parfois un peu rude. Mon objectif initial était plus d'apporter aux lecteurs de ce blog quelques outils et quelques pistes fertiles pour être plus heureux, pour mieux gérer leur stress notamment.
Pour être tout à fait honnête, certains de mes textes récents ne sont en fait pas tellement éloignés de cette volonté première. Ceux sur Laborit notamment, car mon intention en les écrivant est, en débroussaillant tout ce qui fausse la vision que nous avons de nous-même, des autres et de nos relations avec eux, de revoir avec clarté qui nous sommes, d'où nous venons, où nous allons, et d'éviter en quelque sorte de se perdre en route. Mais tout cela prend beaucoup de temps, car certaines bases qui me semblent importantes méritent d'être posées avant de revenir aux éléments positifs que nous pouvons y trouver pour nous-mêmes.
Mais bref, revenons à nos moutons. Laurent donc, m'indique en lien un court article qui mentionne les résultats d'une étude menée par Sonja Lyubomirsky, selon lesquels il est en notre pouvoir d'augmenter notre bonheur, de devenir par nos actes plus heureux dans notre vie. Elle mentionne notamment le rôle des actes de bontés gratuits, effectués au hasard, dans cette démarche de recherche du bonheur. Je la cite moi aussi :
"it is possible to lastingly increase your happiness, but this takes work. Through consistent application of intentional activities, such as “random acts of kindness”, we can become happier and stay that way"
Je dois dire que lire cela comme le résultat d'une étude spécifique me réjouit particulièrement. Il est difficile de parfois faire ressentir combien ce type de démarche un peu atypique peut apporter aux gens qui s'y engage. Et nombres de personnes ayant la tête bien ordonnée ne le comprennent pas toujours bien, ou ont du mal à comprendre ces propositions. Pourtant pour ma part je sens intimement tout le bien que cela peut apporter. Agir avec bonté au petit bonheur la chance, de façon anonyme, en se dépossédant de tout ce que l'action peut contenir de soi en tant que tourné vers soi-même, et ne laissant en cette action que la démarche d'un pur don est probablement l'une des choses qui nous fait le plus nous sentir en harmonie avec nous-même, avec notre environnement, avec les autres hommes qui nous entourent.
On ne le fait pas parce qu'on se sentirait stupide, bizarre, un peu "drôle". Mais ces gestes ne coûtant littéralement rien, nous apportant autant, à nous et à ceux envers qui ils sont orientés, il est dommage de s'en priver. J'ai trop souvent le nez dans le guidon, sans doute comme beaucoup d'entres vous. Le travail malheureusement a parfois tendance à nous déposséder de nous-même, de nous écarter de la part de nous que nous aimerions le plus voir grandir. Ce ty pe de geste nous permet de nous recentrer sur ce que nous sommes et sur ces aspirations personnelles qui nous développent plus sûrement que bien d'autres choses.
Ce soir, grâce à Laurent, je sais un partie de ce à quoi mon prochain week-end sera occupé. Qu'il en soit remercié.
23:40 Publié dans Un peu de développement personnel | Lien permanent | Commentaires (4) |
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En gosse
J’étais tout furibond
Qu’il m’ait poussé dans l’herbe.
Plein d’insultes et jurons,
Rien n’arrêtait mon verbe
Il me poussa encore
Mais je résistai mieux.
Et la lutte des corps
Survint entre nous deux.
Un premier coup parti,
Un bruit sourd sur son crâne.
Un deuxième, puis un cri,
Le tambour et les larmes
Dés alors nous jurions
De ne nous plus parler.
Désormais nous serions
A jamais séparés.
Un instant, un regard
Un silence apaisé
Et le sel de nos larmes,
Sur nos joues, asséché,
Nous fit baisser les armes,
Nos colères calmer
Nous rappelons souvent
Ce souvenir d’enfance,
Regrettant maintenant
Notre tendre insouciance.
Nous étions deux gamins
Chamailleurs enfiévrés,
Lors nous faisions chemin
Vers une longue amitié.
Bon, bof, j'ai pas mal hésité avant de poster. En fait je m'aperçois que je ne suis plus très à l'aise avec les poèmes en rime. Je trouve que ça donne un côté mécanique qui nuit à la valeur poétique du texte, ce qui tout de même est plutôt dommage pour un poème. Je poste parce que je l'ai écris, mais je ne peux pas dire que j'en sois ravi...
15:04 Publié dans Un peu de poésie | Lien permanent | Commentaires (3) |
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