28/02/2012

Grimace du coeur

Sa mine fine, et gênée.

 

Perdue dans des temps anciens

                        Des sillons profonds.

 

Une mémoire de môme, à rejouer

Dans la peau

     Le manque d'amour,

            Comme une habitude,

Un pli.

 

 Une ride, si sûre d'elle-même

17/02/2012

Parodies de l'affiche de campagne de Sarkozy

Un grand nombres de parodies de l'affiche de campagne de Sarkozy ont déjà été publiées par les internautes. Je dois dire que je trouve ça très réjouissant ! Ca veut dire qu'on va peut-être bien s'amuser pendant cette campagne.

 

Il faut dire qu'en plus d'une annonce molle comme tout hier soir, le slogan est mal trouvé puisque c'est celui de Giscard en 1981, une défaite cuisante, et qu'après vérifications la photo d'arrière-plan a été prise ... en Grèce. Les hommes sont parfois merveilleux dans leurs actes manqués.

 

Du coup, je propose quelques parodies en plus, ça me fait bien rigoler cette idée :)

 

Parodie1.png

Parodie2.png

(les premiers mots de la chanson de La croisière s'amuse...)

 

Et comme je suis sympa, hop, voici le lien pour faire vos propres parodies : http://www.mafranceforte.com/generateur

 

P.S : Jules a fermé son blog il y a quelques semaines déjà. Il a emporté avec lui lieu-commun, sans trop crier gare. Mon blog redevient totalement confidentiel du coup, et après tout, c'est peut-être un bien. Je vais me permettre un peu ce que je veux maintenant. Rassurez-vous toutefois, je réécrirai certainement quelques articles sérieux, et surtout je ne serai pas focalisé sur la campagne présidentielle.

15/02/2012

Même sur la candidature de Sarkozy

Un petit même montre son nez aujourd'hui sur l'échange que Sarkozy aura ce soir devant les caméras avec la journaliste qui lui demandera s'il est candidat. J'ai déjà lu deux dialogues très amusants. Comme je trouve ça rigolo, je participe.

Laurence Ferrari : Bonsoir monsieur le Président. Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors je vous pose la question que tout le monde se pose à un peu plus de deux mois du premier tour de l'élection présidentielle. Etes-vous candidat à votre propre succession ?

Nicolas Sarkozy : Bonsoir Mme Ferrari. Je vous remercie de me recevoir. Il est bien naturel que les gens se posent cette question, et j'entends y répondre. Vous savez, les françaises et les français vivent une époque difficile de leur histoire, peut-être un tournant. Durant les 5 années passées, nous avons connu une crise économique majeure, sans précédent depuis 1929. Nous avons été amenés à prendre position pour aider des peuples dans leur volonté de plus de liberté, de plus de démocratie. Nous avons dû prendre des décisions courageuses pour notre société, qui vont construire celle de demain, que nous lèguerons à nos enfants. Mais aujourd'hui, plus encore qu'hier, nos décisions seront déterminantes. C'est pourquoi je dis aux françaises et aux français qui nous regardent qu'ils doivent se tourner vers ceux qui ont démontré leur sens des responsabilités, qui ont les compétences, et j'ose ajouter, une certaine hauteur de vue nécessaire à notre grand pays. Par conséquent, je vous annonce que je ne me présente pas à l'élection présidentielle à venir, mais que l'UMP a fait un choix fort pour représenter notre famille politique, qui j'en suis sûr emportera l'enthousiasme des français. Ce choix, c'est Nadine Morano.

LF : Gnnnnniiiiiiiiiiiiinnnnnguuueuuuuuuuuuu !

NS : C'est ce qu'elle a dit aussi ! Mais chez elle ça fait partie des éléments les plus riches de son vocabulaire. Ah ah ah ! Non mais vous m'avez cru ? Ah ah ! Morano candidate ! Huhuhu... ooooh, j'avais promis de faire une surprise, c'est Guéant qui m'a suggéré de sortir une connerie. J'avoue que je pensais pas m'amuser autant.

LF : Gnnn ... ?

NS : Détendez-vous. Vous ne croyez tout de même pas sérieusement que je vais laisser Flanby me piquer mon poste. Bien sûr que je suis candidat. Et voilà mon slogan (tournant son regard et pointant son doigt vers la caméra) : ask for more, and you'll get more, fellas !

 

 

Je poste tard, mais si le coeur vous en dit n'hésitez pas à faire vos propositions ! :)

14/02/2012

Candidature tardive et acte manqué

présidentielle,sarkozy,acte manquéJe n’évoque pas cette hypothèse de façon très sérieuse, mais j’y ai pensé la semaine dernière :  l’annonce tardive par Nicolas Sarkozy de sa candidature à la présidentielle pourrait être en partie un acte manqué, un choix fait pour des raisons non conscientes.

Deux possibilités me viennent à l’esprit. La première est la peur de perdre. Sarkozy n’aurait pas envie de se lancer dans une bataille qui l’emmène vers la défaite. L’écart dans les sondages entre lui et Hollande est très important. Nombre d’observateurs considèrent déjà que l’affaire est pliée. Je ne suis pas loin d’en faire partie. Dans ces conditions, se déclarer candidat signifie pour lui entamer une phase où son égo souffrira d’être rabaissé par rapport à son concurrent alors que dans son rôle de président il peut encore garder sa superbe.

Ce qui m’amène à ma deuxième idée : il EST Président de la République. Il EST au-dessus de la mêlée. De facto. Il n’y a donc pas de raison valable de redescendre au niveau des autres ! Tout de même ! Comment ça une mise en concurrence ? Mais il est Président ! Point barre ! Qui a l’audace de venir bousculer quelqu’un qui est déjà élu, et qui est au-dessus des autres ? Se déclarer candidat reviendrait à reconnaître qu’il est au niveau des autres. Inacceptable

Si on mixe ces deux idées entre elles, cela crée même un effet très fort. Car quoi, il EST Président, il domine tout le reste, et quelqu’un prétendrait pourtant être au-dessus de lui ? Mais c’est insupportable ! Essayez pour voir de vous mettre un instant dans la peau de quelqu’un qui a un égo fort, et qui a dans la tête ces deux idées qui se bousculent : sa supériorité, évidente et non discutable, et le fait qu’il est mis en difficulté par quelqu’un qui l’infériorise (sic). A l’intérieur ça ne peut que bouillir !

Je propose ça avec prudence bien sûr. Mais je serai très attentif au comportement de Sarkozy une fois en campagne. Peut-être fera-t-il un petit pétage de plomb narcissique.