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14/10/2005

Un vote oui, mais national?

Certains auront peut-être noté que mon blog a été en carafe pendant une grande partie de la journée, suite à une attaque subie par mon hébergeur. Les fonctionnalités d'édition restent d'ailleurs réduites à l'heure qu'il est (j'ai un joli écran sans plus aucune icône d'option, juste des petites croix rouges, et impossible de faire des liens) et je ne suis donc absolument pas sûr que cette note sera éditée. mais tentons.

 

Ce tombe presque bien car ma note d'aujourd'hui allait être courte. Je voulais revenir rapidement sur le résultats des élections allemandes. Après moults tractations, c'est finalement bien Angela Merkel qui sera chancelière, malgré un score plus qu'étriqué. Etriqué oui, mais meilleur que les autres, quoi qu'on en dise. L'attitude de Schröder m'avait beaucoup étonné au lendemain des résultats. Au mépris du vote des électeurs, et envers la tradition du pays qui veut, très logiquement, que ce soit le leader du parti remportant le plus de suffrages qui devienne chancelier, celui-ci avait annoncé qu'il devait rester à la chancellerie. J'ai lu dans le Courrier International de cette semaine que cette attitude a visiblement beaucoup agacé les citoyens allemands, même jusque dans les rangs de son propre parti. Finalement, et contrairement à certains pronostics, il ne sera même pas vice-chancelier. Les choses reviennent là un peu à la normale (en tout cas pour le fait qu'il ne reste pas chancelier - ce point est à tempérer puisque c'est Muntefering qui prend la place de vice-chancelier, et visiblement il y aura une inclination forte vers une "schröderisation" du nouveau gouvernement).

 

Mais il me reste tout de même un sentiment d'incongruité après tous ces évènements concernant le système électoral allemand. Je trouve que le fait que les coalitions ne se décident qu'a posteriori a quelque chose de contradictoire avec le caractère éminemment national de ces élections. On le voit bien dans le cas présent. En votant les allemands ne savent pas nécessairement quel gouvernement ils peuvent faire émerger, et ici ils ne s'attendaient certainement pas à une nouvelle grande coalition. Du coup je trouve que ce processus réduit la portée de leur vote. Ou plus exactement la portée de l'intention de leur vote, puisqu'en élisant leurs représentants locaux ils n'ont pas d'assurance quant au gouvernement que celui-ci peut contribuer à faire émerger. Par ce processus ils agissent donc un peu en aveugles.

 

Je rejoins donc tout à fait Anthony Hamelle dans son dernier billet sur ce sujet, et trouve qu'au moins sur ce point, le système français est plus transparent, et donc préférable.

12/10/2005

Partie de billes

Hier soir, enfin un peu avant 20h00, j’ai fais une partie de billes avec ma petite nièce. Aaaah les billes. Cela faisait bien longtemps que je n’y avais plus joué, et je dois dire que je me suis plutôt pris au jeu. C’était un de mes jeux favoris quand j’étais petit. J’aimais bien passer du temps à les regarder, à observer leurs couleurs, leurs dessins. Il y en avait de toutes les sortes : je me souviens des porces, des hélices, des pépites, des terres (mes préférées), des araignées, des pétroles, des pamplemousses (j’en ai encore un gros calot), enfin plein quoi, et je crois que ça s’est encore développé

 

On jouait à deux types de jeu : la tiquette, et le trou qui avait ma préférence (il fallait y mettre toutes les billes en jeu pour les remporter). Je me souviens des parties autour des platanes du préau avec les copains. On était vraiment concentrés. Je garde aussi le souvenir d’un jour où j’avais ramené un gros sac de billes que me parents m’avaient offert. J’étais très fier de le montrer aux amis, mais je trouvais que ça m’en faisait presque trop, alors je me suis mis à en donner, de plus en plus, puis par poignées entières. Prenez, j’en ai trop je vous assure ! Tant et si bien que mon sac diminuait à vue d’œil. Tous les amis sont venus me voir en voyant que je distribuais de jolies billes neuves. Comment dire à ceux qui arrivaient, que j’en avais donné aux autres mais qu’ils n’en auraient pas ? Au bout d’un moment j’en avais tellement donné que je trouvai un peu idiot de garder le peu qui me restait. Du coup j’ai tout donné. Tout. J’étais assez triste de cet épisode et rentrai en classe avec le sentiment diffus de m’être fait avoir. Punaise, toutes mes billes y étaient passées !

 

Mais revenons à la partie d’hier soir. Elle me demande de jouer juste avant de se coucher. Bon ok, mais attention, il n’y aura pas de cadeau hein, on joue aux billes là, c’est du sérieux ! Je pars chercher mon sac de billes (oui je l’ai conservé dans ma chambre (…) et reviens dans la sienne, plus décidé que jamais à remporter la bataille. Les camps se dressent, chacun d’un côté de la chambre, et nous délimitons rapidement le terrain des affrontements.

 

Moi : Bon à chaque fois qu’une bille dépasse une limite on doit la remettre juste à l’endroit où elle l’a franchit.

Elle : Oui d’accord.

Moi : Chacun prend 1 calot, et sept billes.

Elle (arrangeante et comprenant bien que là il faut suivre mes directives parce que bon, c’est moi le grand) : d’accord.

Moi : et on prend une mini. Je veux dire, parmi les sept billes on prend chacun une mini.

Elle : bon d’accord (brave petite).

 

medium_billes.jpgDébute la partie. Evidemment nous faisons une tiquette, on ne va pas faire de trou dans le parquet quand même. Je suis extrêmement concentré, d’autant que j’ai sélectionné quelques unes de mes billes que je préférais quand j’étais gamin. Il y a notamment ma schtroumpf et mon calot terre. La défaite n’est donc pas permise. Dans les premiers temps, nous nous observons. Elle tique sa bille toujours très fort, la lançant fréquemment à l’autre bout du champs d’action, et dépassant régulièrement les limites du terrain, ou au contraire tiquant tout doucement faisant à peine bouger sa bille. Je prends tout juste mes marques, et rate un coup en tiquant trop faiblement ma bille qui reste à deux pouces de la sienne. Mince ! Bille perdue !

 

Nous continuons à nous observer durant quelques parties, et les forces en présence s’équilibre plutôt, jusqu’à je me décide à développer une vraie tactique pour la coincer. Puisqu’elle cherche toujours à être au bord du terrain, je vais moi occuper le centre, la forçant ainsi soit à tenter sa chance d’un peu loin, soit à devoir sans cesse passer devant moi pour atteindre la limite opposée du champ d’action. Je guette l’erreur en oiseau de proie, j’attends qu’elle manque son coup et se retrouve suffisamment près de moi pour la tiquer sans trop de risque. Ma technique donne rapidement ses fruits et je me retrouve vite à la tête d’une escadrille importante. Elle remporte bien encore une ou deux parties, mais progressivement je fais mon chemin, et bientôt je peux brandir les bras au ciel en signe de victoire définitive !

 

Evidemment nous avons joué pour de faux, je ne vais quand même pas lui piquer ses billes, mais ma fierté d’oncle est intacte, grandie même devant cet éclatant succès. Je bombe le torse, redresse la tête. Je suis un champion. Un modèle. Des oncles comme ça, on en fait plus. Pour faire durer un peu j’accepte qu’on échange quelques billes. Nous regardons chacun avec attention les valeurs que nous avons sous les yeux. Je dois vite reconnaître que dans la masse dont je dispose, il y a pas mal de billes moches. Des hélices cabossées (en plus ça vaut que 2 une hélice), des porces guère plus avenantes. Je n’ai plus que quelques jolies spécimens et l’échange s’annonce donc délicat. Mais nous prenons en fait le parti de faire ça simplement. C’est d’ailleurs elle la première qui décide de me donner une de ses billes : j’en ai plusieurs comme ça alors je m’en moque. Oui mais c’est une très jolie fumée bleue. Je n’en ai pas des comme ça. J’accepte le cadeau avec satisfaction. A mon tour donc de donner quelque chose : tiens un calot pétrole, j’en ai trois identiques, en voilà un pour toi. Puis nous échangeons deux très belles billes, elle me donnant une arc-en-ciel (je n’en ai pas non plus, chouette), contre une crème pépite très bien aussi. Nous refermons nos sacs (c’est le premier qui referme le sien qui a gagné, qui remporte cet épilogue selon vous ? hin ?)

 

Voilà, un petit bisou de tendresse supérieure sur le front, et dodo pour la jeune fille ébahie par tant de talent et de grandeur réunis dans un seul homme. Je saisis mon sac de billes par sa ficelle, et sors en prince du champ de bataille qui restera à jamais marqué par ces heures de gloire Pikipokiennes.

 

Aaah, les billes …

11/10/2005

La relaxation, comment ça marche ?

Suite au billet de la semaine dernière sur la relaxation au travail, je voudrais vous proposer aujourd’hui un texte plus complet de relaxation, que vous pourrez utiliser, cette fois-ci plutôt chez vous. Mais d’abord, quelques indications d’ordre général sur ce qu’est la relaxation et sur la manière de la mener si vous souhaitez qu’elle soit vraiment efficace.

 

La relaxation est probablement la technique reine de la gestion du stress. Elle se rapproche de démarches comme le yoga ou la méditation, mais elle est un peu plus que cela, car elle peut mettre à jour des nœuds personnels refoulés, des inhibitions, des traumatismes même. En effet, la relaxation opère en mettant la personne « relaxée » en état de conscience modifiée, un peu comme dans l’hypnose. Et dans cet état on peut découvrir ou redécouvrir au grand jour des éléments de notre vie personnelle que nous avons refoulé, et qui continuent d’affecter notre comportement de façon négative.

 

Dans cette éventualité, je conseille de toujours prévoir un temps après la relaxation pour parler de ce que la personne qui l’a faite a ressenti, de ce qu’elle a perçu. De façon apaisée, libre, sans contrainte. Pour la personne qui propose la relaxation on est là dans un moment délicat mais aussi très riche. Il s’agit de savoir ouvrir la porte de la parole, sans faire ressentir d’obligation, mais en tentant toutefois, si des nœuds sont apparus chez certains de les aider à en parler. Car faire ce pas leur apporterait sans doute beaucoup. Il faut donc savoir se montrer proche, avoir une voix calme, un peu basse (attention toutefois dans ces choses là à ne pas devenir « artificiel »), laisser les silences faire leur œuvre quand l’autre est dans le doute, revenir vers lui en posant une nouvelle question calme, lui dire qu’il a la liberté d’en parler ou de se taire, dans le fond lui montrer qu’il compte et qu’on est à sa disposition pour l’aider, pour parler. Une relaxation est en général un moment très agréable d’apaisement et de sérénité. Pour bien la faire il n’y a en fait qu’une grande règle : la faire dans l’objectif clair de faire du bien. Presque comme un don.

 

Mais une dernière remarque avant de commencer le texte. La relaxation reste une technique « de surface ». Elle ne fait que traiter des symptômes, apaiser après coup. En aucun cas elle ne peut remplacer le travail sur soi en profondeur qui peut être à mener. C’est important de ne pas lui donner une importance plus grande que celle qu’elle a, ainsi que toutes les autres techniques. Ca évite de jouer à l’aveugle trop longtemps.

 

Plusieurs textes de relaxation sont possibles, je vous en propose ici un qui est un peu long, il doit durer environ ½ heure, ¾ heure, à quoi il faut donc ajouter la phase où les participants vont chacun parler de leur ressenti durant la relaxation. Celui qui propose la relaxation pose sa voix, qui devient monocorde, apaisée, et assez lente. Il n’hésite pas à faire des pauses au milieu des phrases. Ces pauses constituent des points où les participants vont encore plus « tombés » en relaxation, où ils vont pouvoir se relâcher encore plus. Ils s’allongent de préférence (on peut le faire sur une chaise mais bof), soit par terre, soit sur un lit si vous êtes dans une chambre qui en a. Vous êtes prêts ? Allons-y.

 

Vous vous installez confortablement, vous vous allongez, en laissant vos bras le long de votre corps, et en évitant toute contrainte physique. Vous fermez les yeux, en signe de retrait du monde extérieur, et de concentration sur vous-même. Si vous le voulez bien, nous allons commencer par un exercice de relaxation dynamique (si vous passez par cette phase, vous pouvez faire remonter un peu votre voix, il va vous falloir parler de façon un peu rapide). Vous repliez vos bras contre votre thorax, vous serrez les jambes, puis vous contractez tous vos muscles rapidement, les muscles de votre visage, vos bras, vos poings, vos fesses, vos cuisses, vos jambes, tout votre corps est contracté, vous restez ainsi quelques secondes… Puis vous relâchez et vous soufflez… (laisser les corps se détendre pendant quelques secondes). Vous sentez vos muscles qui se détendent, qui s’apaisent. Vous profitez de cette sensation. (laissez quelques secondes). Vous repliez à nouveau vos bras contre vous, vous serrez les jambes, puis vous contractez tous vos muscles, le visage, le cou, le dos, les bras, le ventre, vos jambes, vous restez entièrement contractés pendant quelques secondes en retenant votre respiration. Vous tenez. Encore. Et vous relâchez… et vous soufflez…

 

Vous sentez que vos muscles se décrispent, se détendent. Vous sentez votre corps qui s’enfonce progressivement dans le sol (ou le lit)… progressivement, lentement, vous vous sentez un peu plus lourd, et plus calme. Maintenant, si vous le voulez bien, vous allez détendre encore plus chacun de vos muscles, un à un, en commençant par votre front. Votre front se décrispe totalement (prendre le temps sur ce type de mot de bien prononcer toutes les syllabes, sans en rajouter pour autant). Il devient parfaitement plat, sans aucune ride. Il est comme un lac au milieu des montagnes (laisser quelques instants pour qu’ils imaginent ce lac, on peut le leur suggérer, ce n’est pas obligatoire). Puis vous détendez les petits muscles qui sont autour de vos yeux. Au besoin, vous les sollicitez en faisant aller vos yeux de gauche à droite sous vos paupières, afin d’en prendre conscience pleinement, et ainsi de les détendre encore plus. Maintenant, vous détendez vos joues, vous libérez votre mâchoire en l’entrouvrant légèrement, et vous décollez votre langue de votre palais. Vous avez peut-être sur votre visage une sensation de chaleur, de lourdeur, de picotements (laisser quelques secondes de silence). Si vous ne le sentez pas, ce n’est pas grave, ça n’a aucune importance (cette phrase est importante, la dire provoque un relâchement très grand car il enlève la contrainte de « chercher » la sensation. Elle participe pour beaucoup à la relaxation, on va d’ailleurs la répéter par la suite).

 

Votre visage est maintenant parfaitement détendu, calme, serein. Ce calme, que vous avez su obtenir, est un état naturel. Sa connaissance s’installe durablement en vous, et, désormais, vous saurez le retrouver lorsque vous en aurez besoin. Maintenant vous détendez votre cou, votre nuque, comme pour établir une large voie de communication entre votre corps, et votre esprit. Vous profitez de la détente du cou et de la nuque (s’arrêter quelques instants). Puis vous détendez vos épaules en les relâchant complètement, vous détendez vos bras, et vos avant-bras. Vous sentez peut-être au bout de vos mains une impression de chaleur, lourdeur, de picotements. Si vous ne la sentez pas, ce n’est pas grave, ça n’a aucune importance. Vous détendez maintenant votre thorax, vous libérez votre diaphragme, puis vos viscères qui se reposent tout a fait. Ensuite, vous détendez votre dos, en descendant progressivement le long de votre colonne vertébrale, et en détendant à chacune d’entre elles les muscles qui sont autour. Vous descendez… lentement… vertèbre après vertèbre. Puis vous remontez et refaite la même chose, pour détendre parfaitement vos muscles. Vous détendez ensuite votre bassin, vous desserrez les fesses, puis vous continuez, et vous détendez vos cuisses, vos mollets, vos chevilles et vos pieds. Vous sentez peut-être au niveau de vos pieds une sensation de chaleur, de lourdeur, de picotements. Sinon, ce n’est pas grave… ça n’a aucune importance.

 

Vous êtes maintenant parfaitement détendus, calme, apaisé. Tous vos muscles sont totalement relaxés. Vous sentez votre souffle, votre respiration, qui s’est ralentie, apaisée. Vous sentez chaque inspiration, et également, chaque expiration. Et à chaque inspiration, vous vous sentez entrez un peu plus en vous-même. A chaque inspiration. Vous entrez un peu plus en vous-même. Maintenant, si vous le voulez bien, vous allez venir devant votre escalier intérieur. Cet escalier, est composé de 7 marches, chacune de ces marches ayant une couleur différente. Il y a une porte devant l’escalier. Vous l’ouvrez, et vous avancez sur la première marche.

 

Cette marche est de couleur rouge. Le rouge, la couleur de la détende totale de votre corps. Vous sentez ce rouge vous envahir et vous traverser de part en part. Comme du coton qui viendrait se loger en vous. Vous sentez votre corps parfaitement calme, et détendu.

Vous avancez maintenant sur la deuxième marche. Cette marche est de couleur orange. C’est la couleur de vos émotions. Vous observez vos émotions en vous, elles passent devant vous, et vous les laissez s’évaporer et partir librement, sans contrainte.

Troisième marche, une marche de couleur jaune. La couleur de vos pensées. Là aussi, vous laissez vos pensées s’évaporer librement et partir de vous sans les retenir. Vous vous sentez de plus en plus détendu.

Vous avancez sur la quatrième marche. Elle est de couleur verte. C’est la couleur de la détente parfaite. Votre corps, ainsi que votre esprit, sont maintenant parfaitement détendus. Vous sentez en vous une profonde sérénité. Sé-ré-ni-té (entre chaque syllabe, attendre un peu plus longtemps, et faire tomber la dernière un peu au hasard, ce rythme contribue là encore à un relâchement plus grand).

Cinquième marche de votre escalier intérieur. Cette marche est de couleur bleue. C’est la couleur de l’amour. Vous sentez en vous le sentiment d’amour que vous portez pour les gens autour de vous. Votre famille, vos amis, tous vos proches. Et vous sentez également l’amour que tous ces gens vous portent. Vous pouvez profiter de ce sentiment bienfaisant librement pendant quelques secondes (ici laisser un peu de temps, en réalité on laissera une à deux minutes, voire un peu plus – les participants auront eux le sentiment de quelque chose de plus court).

Vous avancez maintenant sur la sixième marche. Vous imaginez un ciel d’été, au moment où l’on aperçoit les premières étoiles dans le ciel et où le soleil n’est pas encore tout à fait couché. Ce ciel est de couleur indigo. Vous vous enroulez dedans comme dans une cape. Et vous ne faites qu’un avec vous-même (appuyez un peu les mots ici, c’est une phase importante). Laisser encore quelques secondes.

Maintenant vous avancez sur la dernière marche. Elle est de couleur violette. La couleur du potentiel absolu. Rien ne vous est désormais impossible. Les seules limites que vous avez sont celles que vous vous imposerez. Vous pouvez tout entreprendre, en étant sûr de parvenir à vos objectifs.

 

Maintenant, vous vous imaginez vous vous transportez dans un lieu où vous vous plaisez. Un lieu où vous vous sentez en paix, heureux. Vous profitez du paysage qu’il offre. Peut-être êtes-vous près d’un océan, d’une montagne, d’un lac. Il y a peut-être des fleurs, sur lesquelles vous pouvez vous pencher pour sentir leur parfum (être assez lent sur ce passage, éventuellement ajouter des idées, pour que les participants puissent vraiment en profiter). Vous marchez librement, au gré de votre envie, de votre plaisir. Puis, au bout de quelques instants, vous débouchez dans une clairière. Une grande clairière. Au milieu, vous voyez un grand arbre très beau. Vous marchez jusqu’à arriver à lui. Là, vous remarquez un gros rocher au pied de l’arbre. Vous creusez sous ce rocher, et vous trouvez un petit coffret qui s’ouvre facilement. Dedans il y a un objet. Vous prenez cet objet, et vous allongez sur l’herbe avec votre objet. Vous invitez la personne de votre choix et vous parlez ensemble de l’objet (ce passage aide notamment ceux qui auraient un problème refoulé à le découvrir et à se donner une chance de le traiter ensuite – il sert de façon plus générale à identifier un élément important de leur vie, qui peut bien sûr être quelque chose de très positif). Laissez un peu de temps aux participants.

 

Maintenant, vous allez revenir vers votre escalier intérieur et remontez chaque marche (on peut se permettre d’aller un peu plus vite qu’à l’aller ici. L’objectif est maintenant de faire sortir progressivement les participants de la torpeur dans laquelle la relaxation les a plongés, et qu’ils se sentent à la fois le plus reposés et le plus en forme possible à la fin de la relaxation).

 

Vous arrivez d’abord sur la marche de couleur violette. La marche du potentiel absolu. Vous pouvez tout entreprendre et seules vos propres limites peuvent vous retenir.

La sixième marche, de couleur indigo. Vous ne faites qu’un avec vous-même. Vous êtes centré et vous sentez en harmonie avec vous-même, ainsi qu’avec le monde extérieur.

La cinquième marche. La couleur bleue de l’amour. Vous sentez ce sentiment qui grandit en vous, qui vous donne confiance et vous rend plus heureux.

Quatrième marche, de couleur verte. Vous sentez la sérénité et le calme en vous. Cette sérénité et ce calme deviennent des états naturels, et vous saurez désormais les retrouver lorsque vous en aurez besoin.

Troisième marche de couleur jaune. Vos pensées reviennent doucement et progressivement en vous. Elles sont apaisées, rassérénées.

La deuxième marche de couleur orange. Vos émotions reviennent également en vous, de façon sereine, sans vous parasiter ou vous inhiber.

Enfin dernière marche (la voix parle de façon de plus en plus claire). De couleur rouge. Vous sentez votre corps qui est parfaitement détendu, calme et apaisé. Vous sentez ce bien-être en vous, qui s’installe de façon durable.

 

Maintenant, vous reprenez contact avec votre corps progressivement. Vos pieds d’abord, que vous pouvez remuer doucement, puis vos jambes, vos cuisses, vous bougez légèrement vos mains, puis vos bras. Vous sentez vos paupières qui deviennent légères, qui s’entrouvrent doucement. Vous ouvrez maintenant les yeux. Vous êtes en pleine forme (dire cette dernière phrase un peu haut, de façon appuyée, sans crier bien sûr, pour accompagner la dynamique voulue). La relaxation est terminée. Si vous l’avez faite pour votre ami(e) vous vous levez et vous allez lui faire un bisou. ;o)

 

N’oubliez pas la dernière phase. Demandez aux participants comment ils ont ressenti la relaxation. Demandez leur quel fut l’objet qu’il sont trouvé sous le gros cailloux au pied de l’arbre. Et quelle personne ont-ils invité pour en parler ? Qu’est-ce que cela leur a apporté ? D’une façon plus générale, comment se sentent-ils après la relaxation ? Sont-ils plus reposés, encore endormis, vifs ?

 

Et hop !

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10/10/2005

Gaston

Voilà le résultat de deux ou trois soirs passés à dessiner. Les connaisseurs reconnaîtront le Gaston de la couverture du n°10: Le géant de la Gaffe. Il ne s'agit donc guère que d'une copie (sinon je n'en resterai pas à bloguer par écrit), et qui a plusieurs défauts: le visage est trop applati, la main gauche trop longue et un peu tordue, le col du pull trop court, enfin bref.

 

Mais comme j'y ai passé du temps je trouve qu'il ne serait pas normal que je ne vous l'impose pas, d'ailleurs il prendra peut-être place dans la photo de mon profil, après tout. Dernière chose, la version coloriée arrivera la semaine prochaine, en fait elle est déjà réalisée mais je n'ai pas de scanner et je dois donc attendre de pouvoir repasser chez un pote pour l'obtenir. Le problème c'est que son scanner est un peu petit et le dessin y tient mal, d'où l'ombre en haut à droite qui vient plus d'une ondulation du papier dans le scanner que d'un mauvais gommage est arrivée. Hem et oui il reste une ombre ...

 

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