25/01/2007
Ne vous fâchez pas
Je m'aperçois de plus en plus d'un vrai défaut sur mon blog (les fautes d'orthographe mises à part): je réponds assez peu aux commentaires qui vous postez ici. J'en suis en fait le premier embêté, mais je ne sais pas vraiment comment changer cela.
En général, si je ne réponds pas, c'est soit que je ne sais pas vraiment quoi dire à vos remarques, soit que je me trouve dans l'incapacité à y répondre, faute de temps.
C'est notamment la cas d'un récent commentaire de Nollipap, qui était par ailleurs tout à fait intéressant, et aussi de quelques commentaires de Phersu (j'ai quand même des commentaires de Phersu chez moi, je ne sais pas bien si vous rendez compte de ce que ça fait), et aussi d'un commentaire récent de Grom.
Soyez sûr d'une chose: je lis tous les commentaires qui sont écris ici. Et j'en tiens compte, dans ma réflexion et dans la manière d'écrire mes billets. Simplement, il m'est véritablement impossible de répondre à tout. Parfois je crois que ça n'en vaut pas vraiment la peine, parce que vos commentaires se suffisent à eux-mêmes, et que je crois d'ailleurs pas mal aux vertus de la prise de recul, du temps laissé pour intégrer certaines choses.
Et lorsque vos commentaires sont très construits, prendre le temps d'y répondre de façon détaillée est désormais devenu impossible pour moi. Poursuivre ce blog est un véritable travail, qui me prend un temps conséquent. Et ceci d'autant plus que malgré certaines surprenantes et agréables remarques parfois faites par des personnes calées (comme clic), je reste pour ma part un pur amateur, novice, qui ne fait que partir de ses neurones pour tenter d'analyser certains comportements avec un tant soi peu d'originalité. J'espère que vous ne m'en voudrez pas de devoir continuer ainsi, et que vous ne vous arrêterez pas à mon silence pour évaluer l'intérêt que je vous porte.
23:05 Publié dans Un peu de tout | Lien permanent | Commentaires (2) |
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La légende des comportements: l'inhibition de l'action
Le système inhibiteur de l’action, lorsqu’il est mis en œuvre, provoque une rétroaction en tendance, c’est-à-dire un cercle vicieux, qui ne peut être interrompu qu’en retrouvant les conditions d’un réenforcement, c’est-à-dire d’une action gratifiante (pour revoir le principe des rétroactions, je vous invite à relire ce billet). Mais s’il n’est pas interrompu, il peut conduire à de forts dysfonctionnements, allant jusqu’à la maladie grave, au cancer.
Notons, avant de détailler les conséquences biologiques de l’inhibition de l’action, que ce système n’a pas toutefois que du mauvais, puisque dans certains cas où la fuite est impossible, il vaut mieux ne pas entrer en conflit avec son agresseur, plutôt que de risquer sa vie en l’attaquant. C’est d’ailleurs une stratégie à laquelle de nombreux animaux ont recours pour se protéger de leurs prédateurs : ils restent statiques afin de ne pas attirer leur prédateur, et dans certains cas précis cette stratégie est celle qui sera privilégiée.
Mais lorsque le SIA ne peut être interrompu, et qu’il reste en œuvre pendant trop longtemps, il engendre des déséquilibres internes graves. En effet, le SIA libère des glucocorticoïdes, qui peuvent être très dangereuses pour l’organisme car elles s’attaquent au thymus qui est le siège de fabrication de nos défenses immunitaires. Celles-ci fragilisent donc l’organisme et le rende plus sensible à l’égard des affections qui le menacent.
De plus, les cellules non conformes qui seraient éliminées par un système défensif efficace, le seront beaucoup moins si celui-ci est affaiblit, ce qui crée ainsi un terrain favorable à l’émergence d’un cancer. Laborit montre que les causes des cancers sont multiples, et qu’un seul facteur ne suffit pas à les expliquer. Ces facteurs interviennent aux différents niveaux d’organisation de l’individu, le plus englobant étant celui de la niche environnementale dans laquelle il vit. En d’autres termes, si cette niche est source de mauvais stress et entraîne chez certains un recours fréquent à l’inhibition de l’action, ceux-ci seront des terrains plus faciles de développement de cancers.
Une expérience pratiquée sur des rats, rapportée également par Laborit, a démontré ce fait : chez les rats mis en situation d’inhibition de l’action, une souche tumorale injectée prend et se développe dans un grand nombre de cas. Alors que dans une population de rats en situation d’évitement ou de lutte possibles, la tumeur ne prend que dans un nombre restreint de cas.
Mais ce n’est pas fini. Les glucocorticoïdes que l’organisme produit en situation d’inhibition de l’action entraîne également une augmentation du volume sanguin, et simultanément, une diminution du calibre de tous les vaisseaux. La pression augmente donc, et avec elle le risque d’infarctus.
Et ce n’est toujours pas fini. Les glucocorticoïdes (c’est le mot du jour finalement, glucocorticoïdes, pas facile à ressortir en société, mais ça sonne bien je trouve) détruisent aussi les protéines. Or, lors du sommeil, l’organisme procède à une restructuration protéique neuronale. En inhibition de l’action, cette restructuration ne pourra pas avoir lieu aussi efficacement. Il s’ensuit un sommeil moins réparateur, des insomnies, une fatigue plus forte.
Elles (un mot devient tabou quand il est trop répété) interviennent aussi dans l’apparition d’ulcères à l’estomac, dans des maladies psychosomatiques, etc.
Bref, l’inhibition de l’action est une source de maladie très souvent mal identifiée, mais redoutable. Laborit avait coutume de dire, après plusieurs années d’expérience en médecine, qu’au lieu de soigner des ulcères et des cancers après qu’ils soient apparus, il voudrait parfois intervenir avant et « éloigner la belle-mère source de stress ».
Maintenant que nous savons quelles sont les conséquences de l’inhibition de l’action, nous pouvons identifier quelles sont les populations qu’elle touche le plus sûrement. Sans hésitation, il s’agit des populations dites modestes, de l’employé coincé entre un patron tyrannique et l’impossibilité de démissionner sous peine de tomber au chômage, de ceux dont le budget trop faible ne permet pas l’évasion mentale des divertissements, bref, il s’agit des dominés. A l’heure où j’écris ces lignes, je ne sais pas s’il existe une étude de répartition des cancers par catégorie sociologique. Mais je prends les paris que ceux-ci sont en pourcentage bien plus élevés chez ces gens-là que parmi les populations élevées. Je vérifierai dés que j’en aurai l’occasion et le temps, et j’indiquerai le résultat ici, probablement en edit de ce billet. Mais cela ne fait à mes yeux aucun doute.
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Lieu commun 2.O
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